Comme une image

publié le 2 octobre 2004 à 12:44 - par Cyril Fievet
dans cinema

fi_comme_une_image_0Le dernier film de Agnès Jaoui s'inscrit dans la parfaite continuité des précédents. "Comme une image" décrit une tranche de vies, cette fois-ci dans l'univers de la littérature.

Jean-Pierre Bacri est un écrivain a succès, qui néglige sa fille (Marilou Berry), boulimique et obèse, et se prend d'amitié pour un autre écrivain, plus jeune (Laurent Grevill), au moment où ce dernier connaît son heure de gloire.

Comme d'habitude avec les films écrits par le tandem Jaoui/Bacri, l'histoire n'est que prétexte à décrire nos mille et un travers. En l'occurrence, il s'agit ici de jalousie (plus professionnelle qu'amoureuse), de reconnaissance, d'hypocrisie, de fidélité en amitié, et de tout le mal que l'on peut se faire, sans forcément nous en rendre compte...

Même si les 15 premières minutes sont un peu moins réussies, "Comme une image" est un bon film, qui décrit avec finesse des personnages presque comme les autres, mais très emblématiques du genre humain. Par petites touches subtiles, mais non sans cruauté, Agnès Jaoui se complaît à montrer nos faiblesses, tandis que Bacri endosse une fois de plus le rôle de l'infatigable bougon de service (rôle dont il ne semble pas vouloir se défaire, mais qui lui va toujours aussi bien).

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Bref, si "Comme une image" n'est pas à la hauteur du précédent opus ("Le goût des autres", pur chef-d'oeuvre), il constitue néanmoins une nouvelle preuve du caractère irremplaçable du tandem Jaoui/Bacri. En quelques années, tous deux ont imposé un style épuré, intimiste mais de portée universelle, sobre mais touchant, qui a su trouver sa place et s'imposer dans ce qui se fait de mieux dans le cinéma français d'aujourd'hui.

Comme une image, de Agnès Jaoui
Site officiel - IMDB - Allo Ciné


Réactions à ce billet :

Personnellement (et j'ai bloggé à ce sujet en long, en large et en travers), j'ai été contaminé par la bougonnerie de J-P Bacri. S'il garde le même personnage dans leur prochain film, il n'est pas sûr que je me rende dans une salle pour assister à deux heures de bougonnages.

par Somebaudy le 9 octobre 2004 à 09:58


Idem.Excédée même par la "bougonnerie"de JP Bacri
Le film est construit autour de son personnage qui ne connaît aucune évolution d'un bout à l'autre du scénario.C'est le portrait d'un mufle égocentré de la plus belle eau, insupportable donc! Et Prix du scénario à cannes! quelle ironie! Seuls beaux moments,pleins d'émotion, les pages musicales de Monteverdi...

par Somebody Else le 13 octobre 2004 à 23:06


Idem.Excédée même par la "bougonnerie"de JP Bacri
Le film est construit autour de son personnage qui ne connaît aucune évolution d'un bout à l'autre du scénario.Portrait d'un mufle égocentré de la plus belle eau, insupportable donc! Seuls beaux moments, les pages musicales de Monteverdi...

par Somebody Else le 13 octobre 2004 à 23:13


Quoi bougonnerie ? Quelle bougonnerie ?
Et Gabin ? Et Raimu ? Et Lucchini qui n'en finit pas de lucchiniser ?
Et puis, la platitude des commentaires est assez déprimante pour que j'ai envie de bougonner.

par galeazzo le 10 juillet 2005 à 12:46


comprendre les films de Jaoui Bacri c'est pour moiprendre conscience que je ne suis pas different de ces personnages sordides....
guillaume

par granjon le 25 septembre 2005 à 17:32