Couvertures futuristes
Bel exercice de style proposé par l'Association des Editeurs de magazine américains qui publie en ligne les couvertures imaginaires de plusieurs magazines de renom, à horizon 2050-2100.

Comme le note Categorynet, l'idée est sans doute de rappeler au passage que tous ces magazines existeront toujours dans plus de 50 ans (ce dont je ne suis pas sûr, pour ma part), mais elle permet aussi de dégager une vision - parfois fantaisiste, parfois crédible - du futur qui nous attend. Selon cette vision, clones et cyborgs font parti du quotidien, les robots sont partout, la Californie est devenue une île et le tourisme spatial s'est développé.
(Via Daniel sur InternetActu.net)
28 mai 2005 à 09:51 - par Cyril Fievet - dans
société
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Cher Luc (2)
Une fois de plus, je ne résiste pas au plaisir de t'écrire publiquement, très cher Luc, en réaction à ton dernier billet.
Tu sembles absolument vouloir t'entêter à proposer des "chartes aux blogueurs" et, au passage, à faire vivre ce débat stérile basé sur l'opposition entre blogueurs et journalistes.
J'ai déjà longuement donné mon point de vue sur la question, et je ne compte plus le faire. Il me semblerait utile que tu comprennes que les blogs et, a fortiori, le journalisme dit "participatif et/ou citoyen", n'ont d'intérêt, précisément, que parce qu'ils ne sont régis par aucune charte.
Etre un "blogueur" signifie une chose unique (et simple) : avoir envie de s'exprimer publiquement et le plus librement possible sur les sujets de son choix.
La seule charte qui s'applique en la matière est la loi (celle de notre pays d'abord, celle de la plate-forme de blog utilisée, le cas échéant, ensuite). C'est parfaitement suffisant.
En outre, j'ignore pourquoi, mais l'un des articles de ton projet de "charte" m'a particulièrement amusé :
7. L’auteur ne peut pas être juge et partie : par exemple, on ne peut pas être à la fois l’auteur d’un article et le sujet d’un autre (à l’instar de ces critiques de livres qui sont aussi écrivains et qui se renvoient la balle d’un magazine à l’autre) ;
En effet, ce point me semble très bien illustré aujourd'hui par la page d'accueil du service de blogs de 01Net : ton blog personnel y est actuellement sélectionné en premier dans "le choix de la rédaction".
J'imagine que cela n'est que pure coïncidence, et nullement lié au fait que tu sois Directeur Général Adjoint du Groupe Tests, propriétaire de 01Net. Félicitations, donc, pour cette "sélection".
Amicalement
26 mai 2005 à 17:20 - par Cyril Fievet - dans
courrier / medias
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Scooba
Après le robot-aspirateur, le robot-nettoyeur... La société iRobot, qui a déjà vendu plus d'un million de son aspirateur Roomba, vient de présenter son successeur, Scooba. Ce robot semble plus sophistiqué : il peut nettoyer tous les types de sols grâce à un dispositif qui projette un produit nettoyant, brosse et sèche en un seul passage, le tout de façon autonome.

Je n'ai pas trouvé de prix public, mais le robot devrait être disponible aux Etats-Unis, en quantité limitée, dès cet été.
Cela fait deux ans que je suis le parcours de iRobot, et il me semble de plus en plus certain que cette entreprise va atteindre une taille colossale, et qu'elle va même devenir le fleuron de cette nouvelle industrie de la robotique personnelle et domestique qui se met en place, aux Etats-Unis et en Asie.
24 mai 2005 à 15:28 - par Cyril Fievet - dans
robots
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L'innovation en poupe
(ce billet est une reprise de mon blog sur ZDnet)
Dans les prochaines semaines, les manifestations d'envergure se déroulant en France et largement consacrées au thème de l'innovation se multiplient... C'est une très bonne chose.
A courte échéance, j'ai noté :
. du 3 au 5 juin, à Paris, Fondamental Expo, avec le soutien du Président du Sénat, de la Commission Européenne et du Ministère délégué à la Recherche, organise le premier "Salon Européen de l'innovation et de la Recherche" ;
. le 6 juin, à Paris, Paris Technopole organise les "Circuits de l'innovation", une journée de portes ouvertes permettant de rencontrer chercheurs et innovateurs parisiens, sur le terrain ;
. du 8 au 10 juin, à Aix-en-Provence, la FING organise sa 3e "Université de Printemps", sur le thème "Innovation et Internet", avec de nombreuses conférences ainsi qu'un "Carrefour des possibles" dédié aux innovateurs de la région (Disclosure : j'interviens également pour le compte de la FING) ;
. le 14 juin, à Paris, la CGPME organise "Planète PME", journée de conférences et d'échanges destinées aux PME, dont le programme laisse aussi une large part à l'innovation ;
. le 23 juin, à Paris, remise des prix du "Concours national 2005 d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes" par le Ministère délégué à la Recherche ;
Tout cela est réjouissant et témoigne du fait qu'on accorde de plus en plus d'importance à l'innovation, comme source de création de valeur.
Il faut tout de même peut-être faire attention à un possible effet de saturation. Si l'innovation a le vent en poupe, il faut éviter que le terme et ce qu'il représente ne devienne une "tarte à la crème", entre passage obligé et effet de mode, qui pourrait lui faire perdre de son sens.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Toutes ces initiatives permettent de s'informer, d'échanger, de débattre, de rencontrer et, finalement, de faire progresser l'innovation dans notre pays. C'est vraiment utile et nécessaire, je crois.
(il me sera difficile d'assister à tout cela, mais si certains couvrent, notamment sur leur blog, ces différents événements, n'hésitez pas à m'écrire ou à utiliser les commentaires de ce blog !)
- par Cyril Fievet - dans
technologie
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P2P : l'Adami a encore frappé
Une nouvelle fois, l'Adami nous gratifie des résultats d'une étude dont elle a le secret, sensée démontrer que la seule solution économiquement viable pour contrer le piratage de musique réside dans l'instauration d'une taxe payée par tous les internautes, en plus de leur forfait d'accès à Internet.
Cette fois-ci, l'étude est un sondage (ici en PDF), réalisé par Ipsos auprès de 1.000 internautes. A première vue, les résultats sont extrêmement clairs : "83% des internautes plébiscitent la proposition d'une redevance sur l'abonnement aux fournisseurs d'accès".
Mais il faut y regarder de plus près, pour constater qu'une fois de plus, l'Adami prend ses désirs pour une réalité.
La question principale du sondage est formulée ainsi :
"Le développement du téléchargement gratuit, entre autres via le peer-to-peer, représente une perte de rémunération pour les artistes-interprètes, les auteurs et les producteurs. Face à cette situation deux types d'actions sont envisageables, avec laquelle de ces deux propositions êtes vous le plus d'accord ? 1. Empêcher les internautes d'effectuer des échanges gratuits, y compris en les poursuivant en justice 2. Autoriser ces échanges en contrepartie d'une redevance sur l'abonnement aux fournisseurs d'accès"
Les bras m'en tombent, et je pense être poli en disant que l'Adami nous prend vraiment pour des cons.
Avec une telle question, fermée et ne proposant que deux choix - dont l'un est la prison - comment s'étonner que la majorité des répondants choisissent l'option 2 ? Et comment, après cela, parler de "plébiscite" pour cette option 2 ?
C'est un peu comme si on demandait aux internautes s'ils préfèrent qu'on leur crève un oeil ou qu'on leur coupe les deux jambes. Probable que la majorité choisirait de garder un oeil. Et l'on pourrait en conclure que "la majorité des internautes plébiscitent le fait de n'avoir qu'un seul oeil" ?
Soyons sérieux.
Le minimum syndical, en termes d'honnêteté intellectuelle, aurait été de rajouter une 3e réponse possible:
soit : "Ne sait pas",
soit, ce qui semblait plus logique : "Acheter sa musique en la téléchargeant au format électronique"
La 2e question du sondage n'est pas tellement mieux. On demande aux internautes quel prix ils seraient prêts à payer si l'on instaurait cette taxe. Le premier choix proposé, "0 euro", contredit la question posée et n'a pas, en toute logique, recueilli beaucoup de suffrages. Sans surprise, la majorité des internautes ont fait le 2e choix, c'est-à-dire la gamme de prix la moins chère dans les choix proposés ("1 à 5 euros").
Un peu comme si on demandait aux gens "On va créer un nouvel impôt. Combien êtes vous prêts à payer ? 100 euros, 1000 euros, 10.000 euros". Je crois avoir une idée, à vue de nez, de la répartition des réponses pour les trois choix. Mais, en l'occurrence, la méthode employée n'empêche pas l'Adami d'effectuer une moyenne des réponses, pour conclure que les internautes "sont prêts à payer 5,20 euros" pour télécharger leur musique, sans que l'on précise de quelle musique il s'agit, dans quelles conditions, etc.
L'existence de plates-formes de téléchargement légales n'est évoqué que succinctement dans ce sondage. On y apprend que près de la moitié des internautes ont déjà visité des sites de téléchargement payants, et que 50% d'entre eux ont trouvé ce qu'ils y cherchaient. Bien d'autres questions plus intéressantes auraient pu être posées, mais j'en retiens pour ma part que le seul problème des plates-formes légales, selon ce sondage, réside dans l'ampleur de leur catalogue - problème qui se résoudra forcément avec le temps.
Si j'étais artiste-interprète, je me soucierais donc davantage du fait qu'un organisme chargé de représenter mes droits fait tout pour que ma musique soit disponible sur les plates-formes de téléchargement légal existantes. Et je m'inquiéterais du fait que ce même organisme continue à essayer de démontrer, avec mauvaise foi, qu'une nouvelle taxe est la solution à tous les problèmes.
- par Cyril Fievet - dans
coup de gueule / musique
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Skype, le blog
Je viens de découvrir le blog officiel Skype, lancé il y a deux jours je crois. Cela manquait en effet.
Au passage, on note que, outre le fait que Skype a déjà été téléchargé par plus de 110 millions de personnes dans le monde, le seuil de 3 millions d'utilisateurs connectés simultanément a été atteint cette semaine. Le tout moins de deux ans après le lancement du service. Bigre.
(au passage aussi, l'ajout du fil RSS de ce blog dans mon agrégateur porte à 200 le nombre de fils qui s'y trouvent. Est-ce bien raisonnable ?)
22 mai 2005 à 15:47 - par Cyril Fievet - dans
technologie
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LifeDrive
LifeDrive est le tout dernier produit de PalmOne. Les spécifications du produit sont très attirantes :
. Grand écran couleur (480x320)
. Disque dur de 4 Go
. Connexion Bluetooth et Wi-Fi
. Client email, navigateur Web, gestionnaire de photos, enregistreur vocal...
. 190 grammes

Le produit est donc une sorte d'hybride, entre un PDA classique (sous Palm OS), un Blackberry, un baladeur numérique (même capacité qu'un iPod mini), voire un Tablet PC (l'écran est petit mais tactile). Il peut contenir 2,5 heures de vidéo et servir à transférer des photos numériques (lecteur de cartes SD intégré). Le tout pour 500$ aux Etats-Unis, ce qui n'est pas très cher.
Reste à connaître l'autonomie en terme de batterie, point crucial (et à attendre que le produit soit disponible en France).
Mais, bien que je ne l'ai pas testé, je crois que c'est le genre de machine qui pourrait me convaincre d'abandonner l'iPod. Ce dernier, malgré ses qualités, commence à mon avis à souffrir de son manque de connectivité et de souplesse. Il va falloir que Apple réagisse, et vite.
(Via Herald Tribune, qui compare le LifeDrive et l'Archos)
- par Cyril Fievet - dans
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Hollywood Science
Deux scientifiques, l'un professeur et docteur ès biochimie à l'université de Oxford, l'autre mathématicien à Harvard, viennent de créer une entreprise originale, "Hollywood Math and Science Film Consulting". Ce cabinet de conseil entend intervenir auprès de l'industrie du cinéma pour accroître le caractère scientifiquement réaliste des films de cinéma.
L'idée est notamment de rendre les films "plus crédibles", en évitant les "grosses gaffes", les erreurs manifestes et autres explications folkloriques qui émaillent certains films, notamment de science-fiction.
Bonne initiative.
(Via The Raw Feed)
- par Cyril Fievet - dans
science
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Du néologisme à la bêtise
La Commission générale de terminologie et de néologie" se déchaîne ces jours-ci, et propose de remplacer plusieurs termes et expressions techniques par des équivalents francisés.
Deux directives, l'une publiée dans le "Journal Officiel de la République Française" du 5 mai, l'autre dans celui du 20 mai, entérinent le fait que :
. Wi-Fi devient "ASFL" (Accès Sans Fil à L'internet)
. Hotspot Wi-Fi devient "Zone ASFL"
. Spammeur devient "Arroseur"
. MMS devient "Message multimédia"
. Malware devient "Logiciel malveillant"
. Blog devient "Bloc-notes", abrégé en "Bloc"
Je ne comprendrais jamais l'intérêt de telles démarches, qui consistent à remplacer des termes très usités, employés partout dans le monde et depuis des années, par des adaptations plus ou moins heureuses qui font perdre aux expressions une bonne part de leur sens, notamment étymologique. Tout cela est inutile, absurde et même totalement crétin.
Le pire est que ce "sport national" franco-français dure depuis longtemps déjà, et produit à échéance régulière des perles parfois risibles, parfois affligeantes. En faisant quelques recherches dans le JO, on trouve ainsi quelques autres décisions similaires et récentes, dans d'autres domaines. Par exemple, depuis décembre ou janvier, :
. SMS devient "minimessage"
. sitcom devient "comédie de situation"
. talk-show devient "débat-spectacle"
. streaming devient "diffusion en flux"
. post-it devient "papillon"
. playback devient "préenregistrement"
. flashback devient "retour en arrière"
L'exception culturelle française, dans ce qu'elle a de plus stupide.
- par Cyril Fievet - dans
coup de gueule / technologie
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RoboBusiness en images
J'ai passé une partie de la semaine à la conférence RoboBusiness qui se tenait à Cambridge, près de Boston.
La conférence, dédiée à l'émergence du marché de la robotique autonome et mobile (notamment robots domestiques) réunissait le gratin de la robotique états-unienne. Globalement passionnante.
J'ai fait un résumé pour ZDNet France. Ce que j'en retiens, principalement, tiens en quelques points :
. Ce marché est loin d'être mature, mais il se développe et va connaître une très forte croissance dans les années qui viennent (en France, personne - ou presque - n'a encore pris conscience de ça, mais il va falloir s'habituer au fait que des machines mobiles et partiellement autonomes envahissent les foyers, les rues, les hôpitaux, les bâtiments...)
. Il n'y a pas de "killer app" en la matière, et il est probable qu'il n'y en ait pas. On voit clairement des approches très distinctes, entre des machines simples, bon marché et mono-tâche (type aspirateur) et des robots totalement plurifonctionnels, qui pourront être programmés, adaptés ou modifiés selon les besoin.
. Bien qu'elles se rejoignent par endroits, la vision états-unienne des robots diffère de celle des japonais. L'intervention de Joe Engleberger (créateur du premier robot industriel de l'histoire) était de ce point de vue particulièrement instructive (et brillante) : "un robot qui marche ne sert à rien", expliquait-il, soulignant que toutes les entreprises japonaises voulaient à tout prix développer des robots humanoïdes dotés de deux jambes, ce qui est - pour lui - absurde. Schématiquement, les japonais se sont concentrés sur les jambes des robots, alors que Engleberger considère que le véritable apport d'un robot - notamment domestique - réside dans ses bras et ses mains.
. Le secteur militaire, en tout cas aux Etats-Unis, s'est massivement engouffré dans la voie de la robotique. La vision du champ de bataille de demain que peuvent avoir les Etats-Unis est à la fois terrifiante (un vaste réseau mixant humains, machines autonomes, engins de surveillance à toutes les altitudes et toutes les profondeurs, capteurs en tous genres, réalité augmentée...) et potentiellement très efficace. Ce qui est certain, c'est qu'ils y vont, et avec les moyens pour le faire. Je pourrais citer plein de chiffres, mais un seul résume bien la voie choisie par l'armée américaine, je trouve : en 2015, un tiers (!) des véhicules de combat terrestre seront sans pilote.
Sinon, pour les amateurs, quelques photos prises rapidement lors de l'expo :
13 mai 2005 à 15:09 - par Cyril Fievet - dans
robots
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La Chine s'est éveillée
Passionnant dossier consacré à la Chine dans le Newsweek de cette semaine : "China's century".
Le dossier démarre par quelques chiffres bien sentis :
. La Chine est désormais le premier producteur mondial de charbon, d'acier et de ciment ;
. Les exportations de la Chine vers les Etats-Unis ont progressé de 1.600% en 15 ans (dans l'autre sens, la progression est de 415%) ;
. 80% des fournisseurs de Wal-Mart, plus grande entreprise mondiale, soit 5.000 fournisseurs sur 6.000, sont des entreprises chinoises.
Qu'il s'agisse des secteurs économiques, militaires (l'armée chinoise, avec 2,5 millions d'hommes, est la première au monde), scientifiques (dans 5 ans, la Chine produira plus de doctorants que les Etats-Unis), ou culturels (l'article compare l'actrice Ziyi Zhang, en couverture du dossier, à Catherine Deneuve...), Newsweek conclut - et démontre - que "l'éveil de la Chine n'est plus une prédiction. C'est un fait".
Cela fait quelques années que je le pense, et nous n'avons encore sans doute rien vu, notamment en matière de technologies émergentes.
Mais la partie la plus étonnante du dossier est peut-être un article de conclusion intitulé "Ce que l'Amérique doit faire ?" (sous-entendu, face à l'ampleur de l'affrontement et aux craintes légitimes en la matière, notamment au plan économique). Quelques extraits édifiants (traduits par moi) :
"Comment traiter la Chine ? La meilleure méthode est d'écouter ce que dit le président français Jacques Chirac, et de faire le contraire. Chirac, ce vieux dinosaure fatigué qui semble de moins en moins à même de comprendre le monde d'aujourd'hui, a récemment dénoncé 'l'invasion brutale et inacceptable de l'Europe par la Chine'. Il faisait référence au fait que l'industrie textile a submergé les marchés européens (et américains), suite à l'abolition des quotas. Malheureusement, le conseil de Chirac - réimposer des sortes de quotas - pourrait être bientôt suivi par les européens et les américains. [...]"
"C'est une initiative incompréhensible. [...] L'explosion de l'export textile depuis la Chine est principalement due au libre échange et non à des pratiques déloyales. Plus généralement, les tarifs et les murs ne sont pas la bonne manière pour prospérer dans une économie émergente globale. Il ne s'agit pas seulement de la Chine mais de l'Inde, du Brésil, de l'Afrique du Sud et de la Thaïlande, parmi d'autres, qui sont tous en train d'entrer sur ce marché global avec sophistication et talent. La réponse des pays occidentaux ne peut pas être de se fermer à cette nouvelle réalité. [...]"
"Ce que nous pouvons faire, c'est mieux nous préparer. Pour nous américains, cela veut dire se recentrer sur ce qui a été au coeur de la croissance de l'économie américaine jusqu'à présent : la science et la technologie."
Tout est dit, et bien dit. Puissent quelques dinosaures de la vieille Europe entendre ces conseils.
12 mai 2005 à 18:19 - par Cyril Fievet - dans
science
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Gandhi

8 mai 2005 à 01:28 - par Cyril Fievet - dans
voyages
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SoHo

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voyages
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MacDo Deluxe

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voyages
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George W.

6 mai 2005 à 15:08 - par Cyril Fievet - dans
voyages
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Greenwich Village



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voyages
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Ground Zero


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Empire State Building

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Aux Etats-Unis
Petit break américain pour moi, cette fin de semaine et la semaine prochaine.
Au passage à l'immigration, empreintes (doublement) digitales et photo obligatoire. Me voilà donc "biométrisé" par Oncle Sam.
Côté positif, Wi-Fi gratuit depuis la chambre d'hôtel : trois bornes détectées et accessibles, une choisie au hasard qui offre un accès Internet à super haut-débit. Great.
5 mai 2005 à 14:36 - par Cyril Fievet - dans
perso
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Expedia.fr, peut mieux faire
Le récit d'une petite anecdote, qui démontre que même les leaders ont des progrès à faire en matière de relation client...
Dans le cadre d'un voyage à l'étranger que je m'apprête à effectuer, j'ai voulu réserver plusieurs séjour dans plusieurs hôtels, dans des villes différentes.
. J'ai commencé par réserver un hôtel dans une ville, en passant par Expedia.fr. Rien à dire, tout s'est bien passé, le prix était compétitif (promo) et malgré des formulaires un peu longs, j'avais ma confirmation par email au bout d'une quinzaine de minutes.
. Deux jours plus tard, j'ai voulu effectuer une autre réservation d'hôtel, dans une autre ville, toujours via Expedia.
. Premier constat : mon identifiant personnel, utilisable sur Expedia.fr, ne fonctionne pas sur Expedia.com. Il ne semble pas y avoir de base de données commune pour tous les clients Expedia. Curieux.
. Deuxième constat : l'hôtel que je cherche est disponible et les prix me conviennent, mais après avoir rempli un formulaire (un peu simplifié) pour l'hôtel en question sur Expedia.fr, ce dernier m'indique que ma réservation n'a pas pu être effectuée. Aucune raison ne m'est donnée. Est-ce un problème avec ma carte bancaire ? Quelqu'un m'aurait-il soufflé la dernière chambre disponible sous le nez ? Je n'en sais rien, mais le service m'invite, au choix, à appeler un numéro surtaxé ou à envoyer un mail au service client.
. Devant l'urgence, j'opte pour l'appel à 0,34 euro/minute. Au bout de 3 ou 4 minutes d'attente, accompagnée des traditionnels messages en boucle et autres borborygmes habituels, je parviens au répondeur automatique de Voyages-Sncf.fr, qui m'explique "que toutes les lignes sont occupées" et qu'il vaut mieux rappeler "ultérieurement", avant de me raccrocher au nez sans autre forme de procès.
. Qu'à cela ne tienne, j'envoie un email à Expedia.fr. En attendant la réponse, je réessaye de valider ma réservation, avec la carte bancaire précédemment utilisée, puis avec une autre carte. Rien à faire, toujours le même message indiquant un problème.
. Quelques heures après l'envoi de mon mail - bon point - je reçois une réponse. Hélas, le message est bien décevant et se résume à une phrase : "Monsieur, Je vous invite a rentrer en contact avec le service reservation au 08... Cordialement". Il s'agit bien sûr du numéro que j'ai déjà tenté d'appeler précédemment (et qui m'a coûté quelques euros sans m'apporter le moindre service). On boucle.
. C'est à ce moment là que le client lambda que je suis commence à perdre patience, et à sérieusement maudire le leader mondial du voyages sur Internet. Mais Expedia n'est pas le seul service du genre, loin s'en faut. Deux clics plus tard, je parviens via Google sur la page permettant la réservation de l'hôtel en question, sur un autre service dont j'ignorais l'existence cinq minutes auparavant, EZtrip.
. Le formulaire de réservation est simple, tient en une page, et s'auto-remplit avec mes coordonnées personnelles stockées sur mon ordinateur (contrairement aux formulaires d'Expedia). Mais surtout, à peine deux minutes plus tard, je reçois la confirmation par email : l'hôtel est bien réservé. C'est bien l'hôtel que je voulais et le prix des chambres est exactement le même que celui proposé sur Expedia. Au total, une réservation qui n'avait pas abouti après une bonne heure de tentative et plus d'une journée d'attente via Expedia.fr, a pu en être effectuée en moins de 5 minutes chrono sur EZtrip.
Cette petite expérience n'est sans doute qu'un cas particulier et je connais du reste des tas de gens qui sont pleinement satisfaits des services d'Expedia (je l'étais moi-même lors de ma première réservation).
Mais elle me semble néanmoins éclairante. Je ne comprend pas qu'une entreprise puisse aussi mal traiter l'un de ses clients, qui vient de lui acheter un produit et souhaite ardemment lui en acheter un second. Je ne comprend pas la non-réponse du service-client, qui a bien fait l'effort de me répondre, mais sans m'apporter la moindre solution. Et dans cette histoire, si j'ai perdu un peu de mon temps, Expedia.fr a, quant à elle, perdu de l'argent - et sans doute un client.
3 mai 2005 à 08:52 - par Cyril Fievet - dans
internet
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Le Phare
Gilles Klein n'est pas seulement un ami, il est aussi un journaliste de talent et l'un des tous premiers à s'être intéressé au multimédia et à Internet en France. Il a tardé à ouvrir un blog public, mais c'est désormais chose faite et "Le Phare" est assurément promis à un bel avenir. Gilles y relève avec sagacité et mordant les petites dérives et autres dérapages des médias ou de nos confrères journalistes. Corrosif et nécessaire.
2 mai 2005 à 15:30 - par Cyril Fievet - dans
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