Nespot
L'entreprise coréenne KT a présenté il y a quelques jours "Nespot", un modèle de robot domestique au look très réussi, je trouve.

La machine évolue sur deux grosses roues et se destine à la surveillance du domicile. Elle est pilotable à distance et peut filmer puis envoyer les images via Wi-Fi à destination d'un PDA ou d'un téléphone.
(Via Engadget et AVing qui publie de chouettes photos du robot ; l'image ci-dessus est extraite du communiqué de presse)
30 juin 2005 à 12:47 - par Cyril Fievet - dans
robots
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L'autisme, l'autre moyen de faire baisser l'immobilier à Paris
L’ARIA (Association pour la rééducation et l’insertion des autistes) cherchait un local non loin de l’hôpital Sainte-Anne et avait signé l’acquisition d’un bien… Malheureusement, les propriétaires de l’immeuble où l’association devait s’installer n’ont pas souhaité la présence des enfants autistes ; motif avancé : dévalorisation du prix des appartements…
L'histoire est expliquée dans un article du Figaro. Attention, la lecture de cet article peut provoquer des vomissements.
- par Cyril Fievet - dans
société
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Gandi moi (vraiment) tout
Extrait d'une longue interview des deux cofondateurs de Gandi, réalisée par Jean-Marc Manach et moi-même :
Laurent Chemla : Il y a beaucoup de naïveté dans les réactions publiées sur les blogs. Les gens nous disent : "on va vous aider à continuer", "il faut se battre", mais ils ne comprennent pas que ça fait deux ans que nous nous battons. Si nous vendons, c'est parce que nous y sommes obligés, nous n'avons pas le choix. Dans une SARL dont les associés sont parvenus à un point de blocage, les options proposées dans les blogs et les pétitions, auxquelles nous avions déjà pensé, ne sont tout simplement pas praticables. Donc tout cela est bien gentil, mais si on avait pu faire autrement, on l'aurait fait.
A lire aussi, le point de vue de Dominique Chiron sur Macdigit, qui rejoint un peu le mien.
29 juin 2005 à 16:44 - par Cyril Fievet - dans
internet
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Saint Jean-Paul
Lu dans cette dépêche Reuters, relative au "procès en béatification de Jean-Paul II" :
Mgr Slawomir Order, "postulateur" (avocat) de Jean Paul II, a confié lundi à Reuters qu'il recevait une centaine de lettres par jour, écrites notamment par des non-croyants, pour attester de miracles accomplis par l'ancien souverain pontife.
Sans blague. Ca nous fait dans les 3.000 miracles par mois, tout de même. Bizarre que les médias soient si discrets sur la question. Sans doute un complot médiatique. Mais on nous explique :
La béatification, premier pas vers la sainteté, requiert l'accomplissement d'un miracle posthume pour élever le postulant au rang des "bienheureux". La canonisation nécessite ensuite la preuve d'un second miracle.
Ce qu'ils peuvent être joueurs, tout de même. Exiger de Jean-Paul qu'il fasse des miracles après sa mort. Pas très fair play.
A toutes fins utiles, je vous confirme que nous sommes bien en 2005.
- par Cyril Fievet - dans
société
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Figaro ci, Apple là
Vendredi dernier, on pouvait lire dans le Figaro :
"Steve Jobs, président d'Apple, et son homologue et ami de Motorola, Ed Zander, vont lancer mardi l'iPhone"
Mardi, c'était hier. On est donc mercredi et... rien. Enfin si, quand même, Apple a sorti de nouveaux iPod, et une nouvelle version de iTunes. Mais pas de téléphone. Ni chez Apple, ni chez Motorola.
Du coup, on se demande où est passé le téléphone (et, accessoirement, qui est responsable du vrai faux-scoop publié par le Figaro).
Ceci dit, les sites de MacFans ont enquêté. Et ont trouvé trace du téléphone dans les préférences du nouvel iTunes, qui propose désormais l'option de charger de la musique dans un téléphone Motorola.
Ah. On a donc une nouvelle version d'un logiciel qui permet de mettre des chansons dans un téléphone qui n'existe pas, mais qui devait sortir hier et s'est fait remplacer par un iPod attendu, lui, en principe pour le 7 juillet. Ca devient un peu dur à suivre.
- par Cyril Fievet - dans
apple
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Chute sur bulles, en Flash majeur
Je trouve cette animation Flash fascinante. Surtout quand on comprend qu'on peut interagir à la souris.
(Via Waxy, je crois)
28 juin 2005 à 21:26 - par Cyril Fievet - dans
divers
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On Intelligence
On Intelligence n'est pas tout à fait un livre comme les autres. D'abord en raison de la personnalité de son auteur, Jeff Hawkins. Peu connu du grand public, ce dernier est pourtant une figure et un pionnier de la révolution du numérique : fondateur de Palm Computing et de Handspring, il est considéré comme l'inventeur du Palm Pilot et du Tréo. Mais il est aussi le créateur en 2002 d'un institut de recherche consacré aux neurosciences et, sans que cela ne soit très connu ou médiatisé, il partage son temps entre ses deux passions : les PDA d'un côté, le fonctionnement du cerveau de l'autre.
Ensuite, ce livre n'est pas banal du fait de l'ambition qu'il affiche : poser et expliquer une "théorie de l'intelligence humaine", et proposer une démarche qui pourrait nous conduire à fabriquer une intelligence artificielle comparable à celle de l'homme.
Autant le dire tout de suite, le livre est inégal en terme de facilité de lecture : certains chapitres sont très accessibles, d'autres vraiment ardus. Compte tenu du sujet, il est difficile de lui reprocher sa complexité, quand il s'agit d'exposer en quelques pages le fonctionnement détaillé du cortex humain. En tout état de cause, On Intelligence n'est pas un livre de plage.
Mais l'ouvrage n'en est pas moins admirable. L'auteur, à force d'exemples et d'explications dont certaines sont néanmoins très compréhensibles par le commun des mortels, est parfois très convaincant. Il parvient à nous interpeller sur le fonctionnement de notre cerveau et à nous convaincre que ce fonctionnement sera, pour une bonne part, reproductible dans une machine.
L'une des découvertes - pour moi - exposées dans ce livre est tout à fait fondamentale :
"Toutes les informations qui entrent dans votre cerveau sont représentées par des schémas spatiaux-temporels au niveau des neurones"
C'est un point clé, qui signifie que, contrairement à une idée reçue, les informations provenant de nos différents sens ne sont pas réellement différentes pour le cerveau. Ce que nous voyons ou entendons finit par être codé et ne plus être véritablement dissociable quand ces informations parviennent au cortex. Ce qui permet à Hawkins de conclure :
"Le principe de schémas est la donnée de base de l'intelligence"
En résumant (grossièrement), cela voudrait dire que l'humain peut être considéré comme un ensemble de capteurs (les organes de sens), qui codent les informations qu'ils perçoivent selon des schémas identiques. Ces schémas parviennent au cortex, qui les organise et les traite selon un "algorithme" qui lui permet d'établir la représentation que nous nous faisons du monde. (cela ne signifie pas que le cerveau est un "ordinateur", comme l'explique Hawkins, qui le décrit plutôt comme un "système de mémoire").
En conclusion, l'auteur ne doute pas de la faisabilité de machines intelligentes, mais tord néanmoins le cou aux idées reçues en matière d'intelligence artificielle :
"Il n'y a aucune raison pour laquelle une machine intelligente devraient ressembler à, agir ou ressentir comme un humain. Ce qui fait qu'elle est intelligente est sa capacité à comprendre le monde et à interagir avec lui, via un système de mémoire hiérarchisé, lui permettant de penser le monde comme vous et moi. Mais même si ses pensées et ses actions pourront être complètement différentes de tout ce que fait un humain, cette machine sera néanmoins intelligente. L'intelligence se mesure à la capacité de prédiction d'une mémoire hiérarchique, pas par des similitudes avec un comportement humain"
Un livre passionnant. Important, même.
On Intelligence
Jeff Hawkins (avec Sandra Blakeslee)
Ed. Times Books
UPDATE : Merci à Ylan de me signaler que le livre est paru mi-juin en français (Intelligence, CampusPress), ce que j'ignorais ; c'est une bonne nouvelle)
26 juin 2005 à 18:02 - par Cyril Fievet - dans
livres
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Gandi moi tout
(Si vous n'avez jamais entendu parlé de Gandi, ce qui suit vous paraîtra probablement ennuyeux ; vous devriez allait faire un tour ailleurs en attendant)
Il aura suffit d'un article de 01Net il y a quelques jours pour mettre en émoi la communauté du libre et susciter une vive polémique aux allures surréalistes, dont seuls les membres de cette communauté ont le secret.
Gandi est à vendre.
Gandi ! A vendre !
Incroyable. Inconvenant. Enorme.
Aux armes, internautes ! Que le sang impur de l'Internet commercial n'abreuve pas les sillons du marché du nom de domaine ! Opposons-nous, hurlons, pétitionnions et profitons-en pour dire n'importe quoi, il en restera toujours quelque chose.
Ayant moi-même contribué, en tant que client et à hauteur de plusieurs milliers d'euros, au chiffre d'affaires confortable de Gandi, auprès duquel j'ai enregistré quelques dizaines de noms de domaine depuis près de cinq ans ; ayant aussi écrit quelques douzaines d'articles consacrés au marché du nom de domaine ; et ayant eu le privilège de participer à l'une des autres brillantes initiatives de deux des créateurs de Gandi, Transfert.net, j'en profite pour rappeler quelques vérités - et me faire à l'occasion plein de nouveaux amis :
. Gandi n'est plus du tout compétitif, et depuis longtemps
A l'origine, en 1999, Gandi s'est illustré par un coût d'acquisition de noms de domaine très bas par rapport à la concurrence : 15 euros TTC par an pour un nom en ".com", par exemple. A l'époque, c'était une prouesse, moins de deux fois moins cher que le leader du marché. Mais, comme souvent, les prix ont baissé. Ceux de Gandi, non. On peut trouver aujourd'hui sur le Web des noms à 8 euros par an, voire moins. Par construction, le prix moyen du marché pour un ".com" tend asymptotiquement vers 6$ par an.
En effet, les entreprises comme Gandi s'appellent des "registrars" et chaque extension ".com", ".info", ".aero", etc., est gérée par un "registry". En quelque sorte, un registrar "loue" les noms à la registry, avant de les relouer au client final, vous et moi.
Pour un ".com", un registrar s'acquitte d'une somme de 6 $ par an et par nom auprès du registry, en l'occurrence Verisign. Il est donc tout à fait possible, pour un registrar dont la motivation principale n'est pas de générer des grosses marges, de réduire le coût pour le client final à, disons, 6 euros. C'est d'ailleurs un peu le sens d'un mail que j'avais adressé au service client de Gandi il y a plus d'un an, resté sans réponse.
En tout état de cause et contrairement à ce qu'on peut lire partout depuis deux jours, les noms de domaine proposés par Gandi sont, aujourd'hui, bien plus chers qu'ailleurs.
. Gandi est un registrar comme les autres
En particulier, beaucoup insistent sur le fait que Gandi, contrairement aux autres registrars, permet à ses clients d'être "propriétaires" de leurs nom de domaines. C'est une sympathique démarche, au plan juridique. Mais il fait bien admettre qu'elle ne change rien. Concrètement, Gandi permet de louer un domaine pour un an. Pour la simple et bonne raison que le système d'attribution mondiale des noms de domaine fonctionne comme ça. Si vous cessez de payer au bout d'un an, vous perdez votre titre de propriété et le nom devient libre, que vous soyez chez Gandi ou chez tout autre registrar. Personne ne peut acquérir un nom de domaine "à vie" et il n'y a pas d'autre possibilité que de renouveler, année après année, son titre de propriété virtuelle.
. Le service propose par Gandi n'a guère évolué
Là aussi, le service avait de l'avance il y a quelques années, mais plus maintenant. Ni l'interface Web proposée aux clients, ni les options disponibles (ni l'infâme logo, sans doute fruit d'une soirée trop arrosée entre potes) n'ont évolué dans les deux dernières années. Or Internet évolue, lui.
Je pourrais ajouter qu'il est étonnant, en tant que client, de n'avoir été informé de la décision de vendre l'entreprise que par voie de presse. La dernière actualité publiée sur le site date de février, et cela en dit long, me semble-t-il.
. De l'éthique
Le mot revient souvent dans les commentaires de "l'inénarrable" Olivier, dont la naïveté légendaire le conduit à écrire, à l'adresse des fondateurs de Gandi : "vous faites de l'argent sur quelque chose qui ne devrait pas être payant". Certes, cher Olivier, tout devrait être gratuit. Les ordinateurs, les accès Internet, les salaires des gens qui gèrent des bases de données mondiales. Il faut d'ailleurs, comme chacun sait, supprimer le concept même d'argent et, surtout, celui d'entreprise.
En tout état de cause, le mot "éthique" me semble ici largement déplacé, et devient par ailleurs si galvaudé qu'il en perd tout son sens. Gandi est une entreprise. Donc ni une association, ni une démarche philanthropique. Ses fondateurs ont généré des revenus ? Tant mieux pour eux. Ils vont en gagner encore davantage en revendant la chose ? Rien à redire. Par construction, toute entreprise peut être vendue et achetée.
Mais, pour moi en tout cas, leur principale fierté devrait être d'avoir su créer une belle entreprise, rentable et créatrice d'emplois. Le reste est secondaire.
. Des pétitions
Je ne saurai conclure sans vous inciter à jeter un oeil sur la liste impressionnante des signataires de cette magnifique pétition lancée par Olivier, "contre la vente de Gandi". Cela vaut son pesant de cacahuètes. On y trouve par exemple un signataire expliquant qu'il a plein de noms de domaine chez Gandi, "depuis 7 ans". Impressionnant, vu que Gandi n'a été créé qu'en 1999 et n'est opérationnelle que depuis 2000. Plusieurs autres affirment au contraire ne pas être clients de Gandi. Cela ne les empêche pas de signer une pétition relative à une entreprise à laquelle ils ne sont donc aucunement liés, juste pour le principe de signer une pétition, donc. Certains de ces "non-clients" expliquent se sentir "obligés de signer". Ca me semble grave d'être obligé de signer une pétition, mais admettons.
Le plus surprenant dans tout cela est que personne ne semble conscient du fait que le meilleur moyen d'être sûr de préserver ses noms de domaine serait le rachat de Gandi. Le pire qui puisse arriver à Gandi et à ses milliers de clients, légitimement inquiets pour l'avenir de leurs titres de propriété virtuels, serait que Gandi dépose son bilan ou cesse son activité.
Mais si l'entreprise est rachetée, d'autres poursuivront l'activité et cela ne comporte aucun risque pour les domaines concernés. Si le racheteur augmente les prix, il suffira de transférer ses noms ailleurs et ce sera de toute façon moins cher que chez Gandi. Si le racheteteur baisse les prix, c'est tant mieux et le service ne peut que s'améliorer.
Laurent, Valentin, vous n'avez rien à vous reprocher, bien au contraire. Ce que vous avez fait avec Gandi et vos autres projets est admirable. Mais il est grand temps de débloquer cette situation qui pèse sur vos clients et fait courir un risque à leurs noms de domaine. En un mot : vendez !
25 juin 2005 à 21:12 - par Cyril Fievet - dans
internet
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Bug Me Not
Plutôt étrange de constater que le New York Times fait la promotion de "Bug Me Not", un service qui propose de faux comptes permettant d'accéder aux branches en accès restreint de divers sites Web, à commencer par celui... du New York Times.
On y trouve aussi des comptes pour certains sites français, mais je ne vous ai rien dit, je n'ai pas testé et c'est probablement illégal.
(Via Waxy, qui s'étonne également)
- par Cyril Fievet - dans
internet
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Sur France 2
J'ai fait une brève apparition dans le reportage "Blog Globe" diffusé ce soir par Envoyé Spécial sur France 2.

Le tournage a eu lieu il y a très longtemps et seule une fraction des 20 ou 30 minutes tournées ont été gardées au montage, comme à l'accoutumée. Mais je suis tout de même content d'y avoir été, d'autant que c'était le premier reportage consacré aux blogs par une chaîne française. Merci à toute l'équipe et à Florent, à qui je n'en veux même pas de m'avoir appelé Christophe Fiévet.
Sur le fond, le reportage m'a pas mal plu, malgré un début un peu long et parfois confus. La partie américaine comportait quelques très bonnes choses, notamment le blog sur les photos de la guerre en Irak que les médias ne montrent pas. C'est en effet un point clé du phénomène des blogs. Globalement, le reportage a abordé presque toutes les facettes du sujet, ce qui n'est pas si facile à faire en moins de 30 minutes. Je me demande toutefois ce qu'un téléspectateur moyen ne connaissant rien au sujet en aura retenu. Mais j'ai tendance à penser qu'il aura compris qu'il se passe des choses sur le Web pendant que lui regarde la TV...
Evidemment, on reste sur sa faim et on aimerait trouver, quelque part sur le site de France 2, la liste des blogs mentionnés, leurs adresses, et une petite partie des heures de films et d'interviews qui n'ont pas été montrées... C'est tout de même curieux de constater l'absence totale d'une quelconque complémentarité entre TV et Internet, a fortiori sur un sujet comme celui-ci (et je ne parle même pas du fait que France 2 a ouvert un service de blogs il y a quelques mois).
Quelques réactions aussi sur d'autres blogs : Laurent a cru défaillir en voyant LGF (blog très pro-Bush) ; Vinvin est très amer et ne se reconnaît nullement dans le reportage (note pour Vinvin : on peut difficilement demander au 1er reportage sur un sujet aussi complexe, à une heure de grande écoute, d'expliquer en profondeur des choses qu'on ne peut réellement comprendre qu'après s'être plongé dans les blogs pendant des mois...) ; Cyrille est plus tempéré...
Bref, il y en aura d'autres et les blogs n'ont pas fini de faire parler d'eux.
24 juin 2005 à 00:51 - par Cyril Fievet - dans
perso
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Philip K. Dick, version androïde
Wow. Hanson Robotics, en partenariat avec deux universités américaines et le soutien de FedEx a créé une version robotique de la tête de Philip K. Dick, auteur culte de nombreux ouvrages de SF.
La réalisation va être présentée durant une exposition organisée par Wired à Chicago dans quelques jours, et permettra de faire "vivre" un avatar mécanique de K. Dick (l'image ci-contre est une sculpture fabriquée pour le projet) tout en démontrant ce que l'on sait faire aujourd'hui en matière de robotique :
"Le robot sera représentatif de Dick tant sur la forme qu'au plan intellectuel, grâce à une personnalité artificielle. Côté mécanique, il sera possible de manipuler le visage recouvert de la peau artificielle développée par Hanson, en rendant ses expressions extrêmement réalistes. Des caméras dans les yeux du robot lui permettront de voir les gens et leur comportement, grâce à un dispositif de vision artificielle et à un logiciel de reconnaissance biométrique. Le robot discernera les visages, comprendra les expressions faciales et sera capable d'identifier des personnes données dans la foule (amis, famille, célébrités)."
Voir le site officiel du projet, ainsi que le blog.
23 juin 2005 à 17:55 - par Cyril Fievet - dans
robots
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USB Fashion
Intéressant article du Economist, qui explique que les supports de stockage miniatures et autres clés USB sont en train de devenir des objets fashion.
Beaucoup de constructeurs semblent avoir perçu cette tendance, à commencer par Apple avec l'iPod Shuffle, mais pas seulement, et il faut s'attendre à de plus en plus de designs originaux, avec des formes et couleurs variées, ciblant des looks et des tranches d'âge distinctes.
L'une des tendances chez les hommes semble être de porter sa clé USB autour du cou, notamment en Asie, mais aussi aux Etats-Unis, où l'article estime que "les stars du rap et du hip-hop ont joué un rôle dans la banalisation des accessoires métalliques portés autour du cou".
Si la tendance se confirme, et cela me semble très probable, ce sera bien la première fois qu'un support de stockage numérique devient un accessoire de mode. Il faut dire qu'auparavant, porter un ensemble de disquettes autour de son cou n'était pas forcément un gage d'élégance...
- par Cyril Fievet - dans
technologie
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Ujiko
Le moteur de recherche Ujiko, développé par la société française Kartoo et ouvert officiellement depuis trois jours, adopte des partis-pris nouveaux et intéressants.

La principale nouveauté de l'outil réside dans son interface : un bulle en forme d'ellipse, présentant les résultats des recherches sur un seul écran. Un rond central permet d'afficher les pages d'accueil et quelques informations relatives aux sites concernés. L'utilisateur peut aussi - et surtout - paramétrer l'interface, en changeant les couleurs ou même en optant pour des "skins" (habillages) radicalement différents. L'outil mémorise également le parcours de l'utilisateur, qui peut sélectionner ses sites favoris, en supprimer, etc. Du reste, le niveau de personnalisation est lié à l'usage : plus il utilise l'outil, plus l'utilisateur dispose de possibilités supplémentaires pour le paramétrer.
Globalement, Ujiko est une vraie réussite. L'interface est intuitive et plaisante, tout en étant ludique et pertinente. En outre, la démarche démontre que l'on peut s'affranchir des paradigmes habituels qui régissent les moteurs de recherche, dont il faut bien admettre qu'en termes d'interface, beaucoup se ressemblent. La valeur ajoutée de Ujiko ne tient pas à la base de sites Web qu'il indexe (cette base étant celle de Yahoo), mais bien dans l'expérience qu'il propose à l'utilisateur. En s'affranchissant - au moins partiellement et visuellement - du principe de liste, le moteur démontre que beaucoup de choses restent à explorer en terme d'interfaces utilisateur et de points d'entrée sur le Web. C'est déjà une bonne nouvelle.
(cross-posting de mon blog sur ZDNet)
- par Cyril Fievet - dans
internet
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Monopoly Live
Décidément, les responsables de la promotion du jeu Monopoly, qui fête ce mois-ci son 70e anniversaire, ne manquent pas d'imagination. Après plusieurs éditions spéciales du jeu de plateau, une version live vient de démarrer à Londres. "Live", comme dans "vraie vie", "monde physique", "humains".
Le principe : chaque joueur achète (virtuellement) ses terrains sur Internet, y construit des appartements et des hôtels, puis attend que ses "adversaires" passent chez lui. En fait, le rôle des joueurs est tenu par six taxis (oui, de vrais taxis londoniens), équipés de balises GPS. Quand un taxi dépose un client (qui ne participe pas, en principe, au jeu) dans une rue donnée, c'est comme si un adversaire tombait sur la case correspondante du plateau, et cela coûte de l'argent aux joueurs qui ont choisi ce taxi.
J'ai choisi mon taxi mais, étant français, je ne suis pas éligible au grand prix qui récompensera le meilleur joueur : un an de loyer offert. Dommage.
(Via Adverblog)
21 juin 2005 à 20:07 - par Cyril Fievet - dans
divers
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Pas plus gris que gris
Dans la série "le cerveau est une machine étrange", cette image est pour le moins étonnante :

Contrairement à ce que l'on jurerait, les cases A et B sont exactement de la même couleur. (120/120/120 en RVB ; il suffit de vérifier dans un logiciel de retouche d'image)
Belle illusion, expliquée en détail sur le site de l'auteur de l'image, Edward H. Adelson, spécialiste de la vision au MIT, qui propose par ailleurs plein d'illusions d'optique rigolotes, en Flash.
(Via Sébastien, qui le tient d'Olivier, qui l'a trouvé sur Comic.ch)
20 juin 2005 à 21:23 - par Cyril Fievet - dans
divers
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Kerry No More
Amusant sondage sur Daily Kos, qui propose depuis hier à ses visiteurs de désigner leur candidat démocrate favori à la présidence des Etats-Unis. Jonh Kerry, battu l'année dernière par George W, ne remporte que... 2% des voix (sur plus de 2.500 votants).
On a la temps de voir venir (l'élection est en 2008), mais ça me semble être une bonne illustration du fait que quelqu'un qui a échoué une fois n'a plus aucune chance de jouer à nouveau un rôle politique de premier plan. Aux Etats-Unis, en tout cas.
- par Cyril Fievet - dans
société
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Un peu de métaphysique du blog
J'ignore pourquoi, mais je me sens interpellé par le dernier billet de Tristan, qui demande aux blogueurs de lui faire part de ce qui les motive dans la vie.
En réponse à ses interrogations métaphysiques, quelques remarques toutes personnelles :
- Trouver un boulot passionnant ?
Bof. Je ne peux m'empêcher de voir un oxymoron dans cette question.
- Changer le monde ?
Bof aussi. Le monde est trop complexe pour pouvoir être changé. Et je ne crois pas qu'il y ait un consensus sur les orientations d'un changement éventuel.
- Gagner beaucoup d'argent ?
Oui, volontiers. Mais si quelqu'un pouvait m'éclairer sur la méthodologie à suivre, je suis preneur.
- Devenir célèbre ?
Pas grand intérêt, si ce n'est d'acquérir davantage de liberté, ce qui n'est pas forcément le cas. En tout cas plus un moyen qu'une finalité.
- S'amuser le plus possible ?
Oui, certainement !
- Faire des enfants ?
Non, merci.
- Etre utile ?
Difficile à dire. La chose est tellement relative. Qui peut prétendre être "utile" ?
- Passer sa vie à aimer ?
Difficile de faire autrement, pour ma part.
Pour mieux répondre à Tristan, je dirais que pour moi, la vie n'a pas d'intérêt, et n'en a jamais eu. Cela peut sembler être un constat désabusé, lié à un état dépressif tendance nihiliste, mais pas tant que ça, en fait. C'est précisément parce que la vie n'a pas d'intérêt, ni de réelle finalité, qu'elle en est amusante.
Pour moi, la vie n'est qu'un terrain de jeu. Une aire d'expérimentation où chacun peut essayer des choses diverses et variées. Un peu comme un chimiste-amateur disposant de multiples fioles remplies de substances colorées, qui n'a de cesse de les mélanger, sans but précis, sans arrière pensée, juste pour voir "ce que ça fait".
Il n'y a pas véritablement de finalité à tout cela. Pas de "mission", ni "d'agenda". La vie n'est pas non plus un "mystère sacré" et tout ce qu'enseignent les religions est pour moi, de ce point de vue, une vaste et dérisoire fumisterie. La vérité est toute simple : la vie n'a pas de sens en tant que telle. Mais cela n'empêche pas d'y tester mille et une choses, de nous intéresser à certains de ses aspects, d'être à l'écoute de nos envies, de nous amuser, de nous faire plaisir. Nous ne sommes en vie que pour une période finie, d'une durée inconnue mais bornée. C'est notre seule certitude et nous n'avons rien d'autre d'autre à nous prouver, ni à nous-mêmes ni aux autres.
Pour ce qui me concerne, je me suis toujours senti comme le spectateur de ma propre vie. Une vie faite de tentatives, d'échecs, de réussites, de parcours en zigzags. Je n'ai pas de "but" dans la vie, juste des envies. Je ne crois pas au "bonheur", qui est un mot inventé et par trop conceptuel. Je crois au mélange paradoxal de la passion et d'une forme de détachement qui, ensemble, permettent de tester et d'expérimenter différentes choses, à différents moments, avec plus ou moins de satisfaction.
Jean-Paul Sartre écrivait :
"Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre."
Bien qu'apparemment pessimiste, cela me semble très vrai. Mais accepter cela n'exclut pas de trouver une place dans la vie, et d'y être bien.
18 juin 2005 à 11:29 - par Cyril Fievet - dans
perso
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Nouveau Louvre.fr, bien mais cher
Le nouvelle version du site officiel du Musée du Louvre, Louvre.fr, est disponible en ligne, 10 ans après la création du site. Cette version est particulièrement soignée, plus élégante, plus interactive, plus fournie. J'aime bien en particulier la fonctionnalité "album", qui permet de stocker facilement une sélection d'oeuvres dans un espace personnel propre à chaque utilisateur (idéal pour préparer une visite du musée physique). Une réussite.
Un communiqué de presse reçu hier nous apprend toutefois que le projet a coûté la bagatelle de sept millions d'euros. Sept. Millions. D'euros. Certes, pour une fois, ce ne sont pas les contribuables qui ont payé, mais des entreprises mécènes, notamment le Crédit Lyonnais qui a contribué à hauteur de quatre millions d'euros. Mais je me demande si tout cela n'est pas un peu disproportionné, pour un site Web.
- par Cyril Fievet - dans
internet
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iPod Royal
D'après le Sun, la reine d'Angleterre Elisabeth II s'est offert un iPod il y a quelques jours. Elle a choisi un iPod mini de 6Go, couleur argentée. Vu que George W Bush en a également un, on devrait suggérer à Jacques Chirac de s'y mettre, et d'organiser des Fightpods avec ses homologues.
(Via The Raw Feed)
- par Cyril Fievet - dans
musique
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Danse avec le robot
Malgré les apparences, cette vidéo n'a rien d'obscène mais montre une jeune ballerine dansant en rythme avec un bras robotisé recouvert d'une "peau artificielle sensible", elle-même composée de plus d'un millier de capteurs.
(Recherches menées par la Nasa)
(Via LiveScience)
17 juin 2005 à 11:09 - par Cyril Fievet - dans
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Steve Jobs : "soyez affamés, soyez fous"
Steve Jobs a effectué il y a trois jours un discours à l'Université de Standford, dans le cadre de la cérémonie accompagnant la remise des diplômes.

L'université propose sur son site la retranscription intégrale du discours, ainsi que des extraits vidéo.
Sur le fond, ce document est tout à fait remarquable, appelant notamment les jeunes diplômés à développer leur amour de ce qu'ils vont faire. Il est aussi absolument incroyable pour qui s'intéresse à Steve Jobs. A dire vrai, je ne lui connais aucun autre équivalent, c'est-à-dire aucune autre prise de parole en public sur des sujets aussi personnels de le part de Steve Jobs.
J'en traduis un petit extrait (mais je vous invite vraiment à le lire dans son intégralité) :
"Il y a environ un an j'ai été diagnostiqué avec un cancer. J'ai fait un scanner à 7h30 du matin et il a montré clairement une tumeur dans le pancréas. Je ne savais même pas ce qu'était un pancréas. Les médecins m'ont dit qu'il était quasiment certain que ce type de cancer était incurable, et que je ne devais pas m'attendre à vivre plus de trois à six mois. Mon médecin m'a conseillé de rentrer chez moi et de mettre de l'ordre dans mes affaires, ce qui en langage médical signifie se préparer à mourir. Cela signifiait essayer de dire en quelques mois à mes enfants tout ce que je pensais avoir encore 10 ans pour leur dire. Cela voulait dire faire en sorte que tout soit le plus simple pour ma famille. Cela signifiait dire au revoir.
J'ai vécu avec ça toute la journée. Plus tard le soir même on m'a fait une biopsie, qui consiste à vous enfoncer un endoscope dans la gorge, jusqu'à l'estomac et aux intestins, à introduire une aiguille dans le pancréas et à récupérer des cellules provenant de la tumeur. J'étais endormi mais ma femme, qui était présente, m'a raconté que quand les médecins ont regardé les cellules au microscope, ils ont pleuré, car en fait il s'agissait d'une forme très rare de cancer du pancréas qui peut être traité par chirurgie. On m'a opéré et je vais bien maintenant.
Je n'avais jamais été confronté d'aussi près à la mort, et j'espère ne jamais l'être davantage au cours des prochaines décennies. Ayant vécu cela, je peux vous dire aujourd'hui, avec un peu plus de certitude que quand la mort n'était qu'un concept intellectuel, que personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour y aller. Et pourtant la mort est notre destination commune à tous. Personne ne peut y échapper. Et c'est comme ça que cela doit être, car la mort est très probablement la meilleure des inventions de la vie. Elle est l'agent de changement de la vie. Elle efface ce qui est ancien pour faire place à ce qui est nouveau. Aujourd'hui, c'est vous qui êtes le 'nouveau', mais un jour viendra, pas très éloigné, où vous deviendrez progressivement ce qui est 'ancien' et serez effacés. Désolé d'être aussi dramatique, mais tout cela est vrai.
Votre temps est limité, donc ne le perdez pas à vivre la vie de quelqu'un d'autre. Ne vous enfermez pas dans les dogmes, c'est-à-dire dans ce que pensent d'autres personnes que vous. Ne laissez pas le bruit des opinions des autres étouffer votre voix intérieure. Et, plus important, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Tout le reste est secondaire."
Profond, sincère, humain, convaincu et convaincant... pas de toute, Steve est prêt pour tenir un blog personnel.
(Via AppleInsider)
15 juin 2005 à 14:32 - par Cyril Fievet - dans
apple
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Corée du futur
Etonnant - et ébouriffant - rapport publié le mois dernier par le "National Science and Technology Council" (NSTC) en Corée du Sud (version PDF en anglais, 200 pages tout de même).
Le rapport, intitulé "Vision 2025" offre une vision panoramique de l'évolution des technologies dans les 20 ans qui viennent, dans quasiment tous les domaines, et apporte des recommandations - techniques, politiques, sociales, culturelles - pour prendre en compte les profondes mutations qui vont en découler.
Quelques extraits :
"Le 21e siècle sera indubitablement marqué par des avancées scientifiques et technologiques énormes et majeures. Nous sommes à un point critique et il est d'une importance cruciale que nous nous préparions de façon adéquate pour établir un plan pour notre futur, prenant en compte les besoins en matière de science et technologie. [...]"
"2021-2030 : des puces d'Intelligence Artificielle permettant aux ordinateurs de comprendre les sentiments humains seront disponibles. Il sera possible à ce moment pour les ordinateurs de lire les informations stockées dans le cerveau humain. [...] Une usine spatiale destiné à la production de semi-conducteurs et de médicaments pourra être construite. [...] Un gène contrôlant la sensibilité du cerveau humain sera identifié et directement interfacé à un ordinateur..."
Passionnant et impressionnant.
(Via InternetActu.net et FutureNow)
- par Cyril Fievet - dans
science
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Michael Jackson, version Skype
Non content d'avoir un PDG au nom imprononçable, Skype a recruté un Directeur des Opérations appelé... Michael Jackson, et choisit de surcroît de publier son interview sur le blog officiel de l'entreprise le jour même où l'autre est innocenté. Mega-coïncidence, coup marketing, clonage raté ? Je l'ignore, mais dans le doute, vous ne devriez pas laisser vos enfants utiliser Skype.
14 juin 2005 à 01:01 - par Cyril Fievet - dans
divers
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Italie, l'autre réferendum
C'est décidément la saison des référendums... Et, au moins autant que les autres, celui qui vient de se dérouler en Italie mérite qu'on en parle aussi, me semble-t-il. Le résultat : ni oui, ni non, le vote ne peut être validé en raison du nombre insuffisant de votants (25,9% de participants, donc trois italiens sur quatre n'ont pas voté). La question posée concernait la procréation assistée, comme l'explique Libération :
"Les électeurs devaient répondre à quatre questions, portant sur les points de l'actuelle législation que les promoteurs de cette consultation d'initiative populaire souhaitent voir modifier: l'interdiction des dons d'ovules ou de sperme; la limitation de la recherche sur les embryons; la limitation du nombre d'embryons implantés à chaque tentative de procréation assistée; et surtout les références à l'embryon en tant qu'être humain."
En d'autres termes, les citoyens italiens devaient décider de ce qu'on a le droit - ou non - de faire avec *leurs* embryons, *leurs* spermes/ovules, *leur* vie, en décidant - ou non - de modifier la loi en vigueur.
Et si le référendum a échoué, c'est pour une raison simple : l'église avait depuis plusieurs semaines appelé au boycott du vote. C'est même, il faut le noter la première croisade le premier combat mené par notre ami Benoît 16 [j'aime bien écrire 16 comme ça ; ça lui donne un petit côté Rambo 7 ou Terminator 12 - mais je m'égare].
Et comme le notent Libération ou l'AFP, notre ami B16 [pas mal aussi comme ça, même si on dirait un nom de vitamine] pourrait ne pas en rester là :
"Les prises de positions de l'Eglise ont fait craindre à certains partisans d'une modification de la loi une éventuelle offensive des opposants à l'avortement en cas d'échec du référendum."
En tout cas, pour l'instant, le fait d'avoir fait échouer un référendum national par boycott, qualifié par la presse de "victoire de l'église catholique" est un bon début de carrière pour Ben [un peu court, je sais, mais Benito serait trop long, et pourrait prêter à confusion]. Vive la démocratie.
- par Cyril Fievet - dans
science / société
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Débile.fr
Selon MailClub.info, une société apparemment basée à Paris, Klte Limited, s'amuse depuis un an à déposer une multitude de noms de domaines en ".fr" comportant une simple différence typographique par rapport à des noms de marques ou d'entreprises célèbres. Plus de 1.000 noms "douteux" auraient ainsi été déposés, parmi lesquels : sckyrock.fr, alocine.fr, decatelon.fr, oarnge.fr, ft1.fr, njr.fr, fance2.fr...
Sans parler des problèmes juridiques qui ne devraient pas manquer de se poser, l'idée de bâtir une entreprise - et un "modèle" économique - sur les fautes de frappes des internautes me semble pour le moins ridicule. Pitoyable, même.
13 juin 2005 à 23:52 - par Cyril Fievet - dans
internet
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FlashMob, le retour
Lu dans Le Monde :
"Plusieurs centaines de personnes ont participé, vendredi soir dans le jardin des Tuileries à Paris, à un nouveau 'flashmob', rassemblement éclair aussi absurde que pacifique, selon une mode importée des Etats-Unis.[...] Chaque participant s'est vu remettre un gobelet en plastique. A 19h, la chaîne s'est formée depuis le bassin du Carrousel. Chaque 'flashmober' devait vider son gobelet dans celui de son voisin. [...] Les participants devaient en même temps chanter 'à haute et intelligible voix' la chanson de circonstance: 'Il était un petit navire'."
Le genre de dépêche qui m'amène inéluctablement à douter de l'avenir de l'humanité.
11 juin 2005 à 10:33 - par Cyril Fievet - dans
société
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Robot goûteur
NEC a montré un prototype de robot domestique présenté comme le "premier robot au monde capable de goûter les aliments".

L'un de ses bras est en effet muni d'un capteur infrarouge qui peut analyser la composition de la nourriture. Selon le communiqué, la machine peut ainsi distinguer plusieurs variétés de fromages ou de pain, et analyser la quantité de matière grasse ou de sucre d'un aliment quelconque.
(Via Engadget)
10 juin 2005 à 09:21 - par Cyril Fievet - dans
robots
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La fin de l'email
Il y a près de huit ans, j'écrivais (désolé de m'auto-citer...) :
"Il faut l’admettre, le risque est réel. L’email est un outil souple, magnifique et déjà indispensable. Mais un jour pourra venir ou chacun d’entre nous recevra plusieurs centaines de messages électroniques polluants par jour. Ce jour là, l’email n’aura tout simplement plus aucun intérêt."
Il me semble que ce jour est venu. Pour moi, et depuis de nombreux mois, l'email a cessé d'être un outil pratique, rapide, indispensable. Il est devenu un pensum.
Jadis, se réveiller et aller consulter sa boite aux lettres était un plaisir. On se pressait pour consulter les nouveaux messages, qu'il s'agisse de nouvelles émanant d'amis au bout du monde, de newsletters auxquelles on s'était abonné et de messages d'inconnus qui cherchaient à nouer des contacts.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui, dans une large mesure. Pour ma part, ma boite aux lettres est un dépotoir. La consulter - et la nettoyer - est une corvée pénible, fatiguante, usante. Entre les spams, les arnaques, les communiqués de presse dont je n'ai que faire, les newsletters auxquelles je ne me suis jamais abonné et les mails automatiques générés par les faux commentaires et trackbacks de mes différents blogs, le rapport signal/bruit de ce qui me parvient par voie de courrier électronique a depuis longtemps dépassé les limites du raisonnable. Même mes amis me spamment, me renvoyant sans relâche des mails à répétition jusqu'à ce que j'y réponde.
Un rapide calcul m'indique qu'environ 3 à 5 % des emails que je reçois sont de "vrais" mails. C'est absurde.
Le plus étrange dans tout cela est que nous avons accepté cet état de fait. Nous n'accepterions pas cela de la part de tout autre moyen de communication (imaginez une seconde que sur 10 coups de téléphone reçus, sept soient des erreurs de numérotation ou des appels à vocation purement mercantile ; qui répondrait encore au téléphone ?). Pire, nous nous sommes habitués à cela. Le spam ne suscite presque plus d'étonnement, ni même d'indignation. Il fait désormais partie du paysage d'Internet.
Il y aurait eu de moyens de faire autrement, en cherchant - réellement - à traiter ce problème en amont. Mais il est trop tard, et je doute qu'un dispositif qu'on a laissé se pourrir pendant 10 ans puisse désormais être revu et corrigé. Les choses ne peuvent faire qu'empirer.
Personnellement, je ne veux plus utiliser le mail. Plus du tout. Cela fait longtemps que je pense ça, mais si je l'écris aujourd'hui, c'est parce qu'il me semble que des alternatives sérieuses sont en train de se mettre en place.
J'en veux pour preuve ce billet sur le blog officiel Skype. Certes, ce billet n'est pas dénué d'une vocation marketing, et cherche à démontrer l'intérêt de Skype en tant que solution d'avenir. Mais, malgré cela, c'est l'un des meilleurs billets que j'ai lu ces derniers temps. Et en le lisant, il m'apparaît clairement que le chat (Skype ou autre) est bien loin d'être un simple gimmick amusant, mais peut bel et bien constituer une alternative sérieuse à l'email. Les concepteurs de Skype n'hésitent pas :
"L'un de nos buts inavoués est de faire du chat Skype un tueur de l'email."
Les arguments du billets sont inégaux, mais globalement ils se tiennent et me semblent très convaincants.
L'email a vécu, et doit désormais faire place à de nouveaux outils, plus adaptés, plus intelligents, mieux protégés. Le chat - et RSS, d'un autre côté - sont l'avenir d'Internet pour communiquer et s'informer de personne à personne.
- par Cyril Fievet - dans
internet
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Mon prochain livre
Cela fait maintenant plusieurs mois que je travaille sur mon prochain livre.
Par rapport à mon blog, mon travail d'auteur n'est pas simple. D'un côté, je rêverais de parler ici de ce long processus qui consiste à élaborer un livre, les recherches qu'il nécessite, les personnes formidables que je rencontre pour le faire, les doutes qui m'assaillent, parfois... De l'autre, je ne parviens pas à trouver la bonne méthode pour aborder ce travail ici. J'admire les auteurs qui utilisent leur blog très en amont, pour soumettre à la critique publique des extraits de leur manuscrit avant même que celui-ci ne soit terminé. Cela constitue un risque et, surtout, une pression supplémentaire sur les épaules de l'auteur, qu'il me semblerait pour ma part difficile de contenir.
En somme, ne pas en parler ici est frustrant. Le faire serait pesant.
Pour moi, et bien que cela me gène de l'admettre, le rôle d'auteur et celui de blogueur participent bien de deux processus radicalement distincts. Ecrire un livre résulte d'une démarche solitaire d'un auteur confronté à son sujet et à son texte. Une plongée dans le vide, tellement individuelle et personnelle que, paradoxalement, le blog n'y trouve pas place.
Bref, je ne sais pas encore comment parler de mon prochain livre. Tout au plus puis-je dire qu'il ne porte nullement, de près ou de loin, sur un sujet en rapport avec Internet. Ce sera un livre ambitieux, complexe, portant sur un sujet fort. Mais, au jour d'aujourd'hui, je ne suis pas sûr du tout de parvenir à faire le livre que j'ai envie de faire. Plus que pour toute autre forme d'expression, écrire un livre, c'est douter. C'est aussi une expérience plutôt épuisante, souvent passionnante et parfois magique. Mais jamais simple, en tout cas pour moi.
(pour finir sur une note fun, ce projet m'amène à rencontrer beaucoup de gens, à aller sur le terrain et à tester moi-même des choses rigolotes, comme le montre l'image ci-dessous ; une façon pour moi d'en parler sans en parler ;)

9 juin 2005 à 11:55 - par Cyril Fievet - dans
perso
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MacIntel
L'annonce d'Apple, dont les futurs Mac seront basés sur des processeurs Intel, est un véritable tremblement de terre dans le monde informatique. Comme le souligne MacBidouille, c'est bien "le début d'une nouvelle ère".
J'avoue pour ma part avoir beaucoup de mal à digérer - et à comprendre - cette décision.
Certes, il y a probablement des raisons purement techniques, liées au fait que IBM ne parvient pas à mettre au point des processeurs G5 pouvant être intégrés dans les ordinateurs portables (bien que cela me surprenne). Des raisons économiques aussi, sans doute (probable que Intel peut plus facilement casser les prix sur ses processeurs).
Mais tout de même... Outre le fait que les G4/G5 sont de bons processeurs, l'existence de deux plates-formes fondamentalement distinctes (Windows/Intel vs. MacOS/IBM) a toujours été l'un des points clés du positionnement d'Apple - et, à mon avis, l'une des raisons de son succès.
Développer ses machines sur la même plate-forme que tout "vulgaire" PC, c'est prendre le risque de banaliser le Macintosh. C'est entrer de plein pied dans l'habituelle course à la puissance, uniquement - ou presque - basée sur la fréquence de cadencement des processeurs. Or ce qui distinguait jusqu'à présent un Mac d'un PC était tout autre chose. Un Mac, c'était avant tout une machine intégrée, parfaitement cohérente et résolument différente.
Il faut toutefois préciser quelques points :
. Tout utilisateur de PC ne va pas devenir utilisateur de Mac OS, en tout cas à court terme. On ne pourra pas acheter un PC taïwanais bas de gamme et y installer Mac OS, comme le confirme Dave Winer.
. Apple n'abandonne pas le Mac et fera tout pour conserver à l'architecture de ses machines leurs spécificités propres (cf. Macbidouille)
Toujours est-il que cette annonce spectaculaire aura de nombreuses conséquences, et pas seulement dans le monde Mac.
Comme on le note chez Macworld, le revirement de Steve Jobs pourrait marquer, à partir de 2007, une évolution d'Apple vers une concurrence encore plus frontale vis-à-vis de Microsoft. C'est d'ailleurs ce que semble résumer cette citation de Steve Jobs, reprise par AppleInsider : "Plus que le processeur, plus que le hardware, l'âme du Mac c'est son système d'exploitation".
Et beaucoup ont noté l'appel du pied de Jonathan Schwarz, numéro 2 de Sun, sur son blog personnel : "une formidable opportunité se dégage pour nos deux sociétés", explique-t-il.
Il est donc encore difficile de "lire" la portée réelle de cette annonce. Tout ou plus peut-on admettre que la stratégie d'Apple paraît plus risquée que jamais. L'enjeu est de faire croître la part de marché de Mac OS. Le risque est, à court terme, de voir s'effondrer les ventes de Mac et, à moyen ou long terme, de voir se renforcer la concurrence frontale entre les Mac et les PC, devenus "comparables".
D'un côté, il semble que rien ne sera plus jamais pareil au royaume du Macintosh. De l'autre, la conséquence de tout cela est que Apple va devoir redoubler d'imagination - et d'innovation - pour continuer à se distinguer. Le premier "Mac Intel Inside" pourrait être déterminant. J'aime à croire qu'il s'agira d'une machine d'un genre radicalement nouveau.
7 juin 2005 à 12:03 - par Cyril Fievet - dans
apple
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Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation
Le Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation se tient toujours tout le week-end à Paris. J'y ai passé la journée de hier, et je le recommande vivement. La partie exposition est vaste mais à taille humaine. Quelques stands très intéressants, notamment ceux de France Télécom ou du CNRS, et beaucoup de choses à voir, beaucoup de gens passionnants... Le programme des conférences, très dense, est également alléchant (plusieurs conférences d'introduction à la nanotechnologie, notamment). Bref, cette grand-messe de l'innovation est une première qui ne manque pas d'intérêt.
Au passage, en revanche, un zéro pointé côté logistique alimentaire : une seule buvette, prise d'assaut entre midi et deux (comme on peut l'imaginer). Une demie heure de queue pour s'entendre dire qu'il n'y a plus de sandwich (!) et se voir proposer un hot-dog congelé et servi froid. Lamentable.
Quelques images rapides :








4 juin 2005 à 13:15 - par Cyril Fievet - dans
technologie
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Tofu, cannibalisme et canulars
Une société australienne prétend avoir mis au point une variété de tofu dont la particularité est d'avoir le goût de la chair humaine. Cela s'appelle "hufu", comme dans "Human-flavor Tofu". Certains pensent qu'il s'agit d'un canular (mais le responsable de l'entreprise insiste pour que son produit ne figure pas dans les listes de canulars recensés). D'autres estiment que la chose est crédible et pourrait même rencontrer un fort succès sur le marché. Quelques uns constatent que peu de gens ont la possibilité de comparer et de juger que le tofu a bien le goût de chair humaine. Et au final, l'opération semble tenir davantage de l'opération marketing que du canular. Curieusement, personne ne s'inquiète outre mesure, sur le fond, de l'existence d'un tel produit. Bon appétit.
(Via Waxy)
- par Cyril Fievet - dans
société
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Parafire
Vous vous ennuyez ? Sautez en parachute, et mettez le feu à votre parachute en plein vol... Ca occupe et ça fait des souvenirs.
(Via Waxy)
3 juin 2005 à 21:52 - par Cyril Fievet - dans
parachutisme
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Think Different, version non officielle
Je viens de découvrir cette superbe galerie de photos, réalisée par des étudiants de l'école des Gobelins.

Parmi les différents sujets imposés, une étonnante collection d'images sur le thème d'une campagne publicitaire imaginaire pour Apple. Créativité et talent. A ne pas manquer.
(l'image ci-dessus est © Sonia Kerkeni)
- par Cyril Fievet - dans
apple
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PostSecret
PostSecret est un blog uniquement composé de cartes postales - réalisées et envoyées par des individus anonymes -, et comportant une confession. Certaines sont amusantes, d'autres troublantes ou déplacées.

Curieux exercice, entre démarche artistique, psychothérapie collective et exhibitionnisme anonyme. Le New York Times s'est même fendu d'un article sur le sujet, c'est dire.
1 juin 2005 à 18:03 - par Cyril Fievet - dans
société
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Vive la science
J'ai publié la semaine dernière sur InternetActu.net un article d'opinion intitulé "Créationnisme contre science : l'Intelligent Design bientôt près de chez nous ?". Le billet décrit la montée - qui me semble tout à fait alarmante aux Etats-Unis - du mouvement créationniste, renommé "Intelligent Design" pour l'occasion. Le débat est violent chez nos amis américains, partagés sur la question de savoir si une thèse - selon laquelle le monde et tout ce qu'il comporte ont été créé par une "entité intelligente" - doit ou non être enseignée dans les écoles, au même titre que la théorie scientifique de l'évolution des espèces.
Mais si j'en parle ici, c'est surtout pour revenir sur les réactions suscitées par cet article.
Très rapidement après sa publication, les commentaires ont fusé. Certains m'ont félicité, d'autres m'ont violemment allumé. J'ai choisi de ne pas intervenir (malgré les démangeaisons), et le débat a continué sans moi selon une dynamique plutôt intéressante. Les premiers commentaires réagissaient à mon article, donc s'adressaient à moi en tant qu'auteur du blog. Mais, du fait de mon "absence", les échanges se sont progressivement établis entre les lecteurs eux-mêmes. Le "dialogue" ne s'effectuait plus entre moi et mes lecteurs ; j'étais devenu "l'observateur" d'un débat nourri (porté par trois ou quatre personnes se répondant les unes les autres), auquel je n'avais fait que donner naissance.
Il ressort de tout cela que, comme nous l'expliquions dans Blog Story, les blogs sont avant tout une conversation. Le débat public en sort grandi, car le blog n'est pas tant un espace où un auteur se met en avant qu'un endroit où tout le monde peut s'exprimer.
Mais cela induit aussi une responsabilité. Il est facile de voir que l'un de mes contradicteurs, auteur de 8 commentaires sur 20, aura publié au total autant de contenu que moi dans le billet d'origine. Je dois donc admettre que mes détracteurs, en l'occurrence des "anti-science" (pour faire bref), on trouvé dans mon billet une "tribune bien exposée", probablement plus visible que les endroits où ils s'expriment habituellement. D'une certaine façon, en voulant combattre l'obscurantisme, je lui ai accordé droit de cité au sein de mon propre espace.
Sur le fond, les arguments employés par mes contradicteurs sont violents, faussement construits et presque toujours choquants. Florilège :
"La Bible et la théorie de l’Evolution sont sur l’exact même plan."
"Il faudra peut-être un jour prendre conscience de ces mots, en comprenant bien que 'la science est toujours utilisée pour le mal'"
"Je n’ai rien contre la science… mais les scientifiques sont plus dangereux que n’importe quel gourou, de n’importe quelle secte parmis les plus dangereuses et manipulatrices qu’il a jamais existé sur Terre… "
Je pense être un homme tolérant, doté d'une bonne capacité de compréhension et de dialogue. Mais en lisant cela, j'atteins mes limites en la matière. Dans un monde - et a fortiori dans un pays - dans lequel la culture scientifique me semble aussi mal en point, lire de telles choses me révulsent. Et cela ne fait que confirmer ma conviction que le 21e siècle donnera nécessairement lieu à un débat idéologique majeur. Pour ma part, c'est un combat qui me semble plus important que tout autre. Vive la science.
- par Cyril Fievet - dans
science
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Autres billets publiés dans ce mois :
. Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation - 4/06/2005. Tofu, cannibalisme et canulars - 4/06/2005
. Parafire - 3/06/2005
. Think Different, version non officielle - 3/06/2005
. PostSecret - 1/06/2005
. Vive la science - 1/06/2005
