Monkey see, Monkey think
publié le 15 juillet 2005 à 19:14 - par Cyril Fievet
dans
transhumanisme
Court mais intéressant article du New York Times, qui soulève une épineuse question :
"Si les cellules souches doivent un jour s'avérer prometteuses pour traiter des maladies du cerveau humain, toute thérapie aura dû au préalable être testée sur des animaux. Mais introduire des cellules nerveuses humaines dans le cerveau de singes pourrait conduire à d'étranges dilemmes éthiques, comme la possibilité de donner naissance à un esprit humain dans un corps de chimpanzé."
C'est une possibilité, en effet.
» De la provolution plus tt que prvu?? sur Empyre
Cyril Fievet nous fait part d?un article (dsormais payant) du New York Times sur un pineux problme thique:
Si les cellules souches doivent un jour s?avrer prometteuses pour traiter des maladies du cerveau humain, toute thrapie... [...]
le 29 novembre 2005 à 04:16
Alors que, pour le moment, on a surtout l'inverse ;)
Plus sérieusement, un esprit humain se construit, ça ne se transplante pas à partir d'une cellule. Enfin, pour moi...
par Philippe le 15 juillet 2005 à 22:26
Je suis d'accord avec Philippe concernant la transplantation d'un esprit. Ca ne me semble pas dénué de perspicacité. ;-)
Par contre, je suis certain que l'on pourra un jour augmenter les capacité intellectuelles de nos chers cousins, et ce en trifouillant les cellules machins choses. Un singe qui parle un jour. Perso tout cela me fait flipper. Faisons gaffe.
par Niko le 15 juillet 2005 à 23:17
Attention toutefois au fait qu'il peut y avoir un contresens : il ne s'agit pas de "transplanter" une esprit humain, par exemple via un "téléchargement" parfois imaginé par la SF.
Il s'agirait plutôt d'injecter des cellules humaines dans un jeune singe (j'imagine) et de voir comment elles évoluent et deviennent des cellules neuronales utilisables pour l'homme. Ca veut dire que sur le singe pourrait se développer un cerveau proche de celui d'un humain, c'est-à-dire, en particulier, doté de fortes capacités d'apprentissage. Ca ne veut pas dire qu'il sera doté immédiatement (juste après l'opération) d'un "esprit humain", mais qu'avec le temps, il pourrait développer des comportements similaires, par exemple par mimétisme...
par cyril le 16 juillet 2005 à 09:17
Le coup du singe qui communique, ça c'est déjà réussi.
En revanche, un singe qui parle, ça ne peut pas fonctionner quelque soit son intelligence (c'est une question de cordes vocales si je me souviens biens)
par Jid le 19 juillet 2005 à 17:18
Ce qui me fait penser à cette interview du chercheur J-C Mounolou :
"Au début des années 1990, j'étais président d'une des commissions du CNRS et j'ai organisé des concours de recrutement. [Les candidats] faisaient certainement leur travail avec une conviction scientifique profonde et une puissance intellectuelle remarquable : ils ne plaisantaient pas ! Or, je me suis aperçu que j'en ai déstabilisé plusieurs en leur posant cette simple question : " Que pensez-vous d'une construction dans laquelle vous envoyez dans le système nerveux d'un organisme (qui pourrait être l'homme) des informations génétiques qui n'y étaint pas auparavant ? Prenez-vous un risque collectif et de quelle nature ? ". Ils étaient complètement interloqués, une vraie catastrophe (ce dont je ne me suis rendu compte qu'après). Or, je pense que tout chercheur doit désormais se poser la question, je ne dis pas qu'il doit la résoudre ou qu'il doit s'interdir de faire sa manip, simplement qu'il doit y penser."
Entretien réalisé en 1999-2000. On s'en rapproche...?
par Enro le 29 novembre 2005 à 15:18
