Publicité frontale

publié le 2 juillet 2005 à 12:46 - par Cyril Fievet
dans société

J'avais déjà évoqué le principe précédemment (ici et ), mais il vient d'être porté un cran plus loin : une femme vient de se faire tatouer de façon permanente une publicité sur le front.

Karolyne Smith, 30 ans, arbore désormais sur quasiment toute la largeur de son front une inscription "GoldenPalace.com", l'adresse d'un site de jeu en ligne.

goldenpalace.jpg

Elle a été payée 10.000$ pour cela et explique qu'elle l'a fait pour financer les études de son fils.

Encore plus troublant (si c'est possible), les responsables de l'opération assurent avoir déjà placé leur message publicitaire "sur un autre front, ainsi que sur une centaine de bras, jambes, torses et dos". Et tous ces "nouveaux hommes-sandwichs", si l'on me passe l'expression, semblent être des volontaires qui mettent en location-vente sur eBay des parties de leur corps sur lesquelles ils acceptent des tatouages publicitaires.

Etonnant.

(Via Raw Feed ; photo extraite du communiqué de presse © GoldenPalace.com)


Réactions à ce billet :


Je suis attentif aussi à cette actualité depuis quelques années. Las. J'apprends dans ton article, désolé, que l'allure est folle : le pire se produit déjà.

Pour mémoire et jalon, on aura déjà noté que le prenom d'enfants peuvent désormais être directement inspirés d'une marque ; c'est même à la mode aux USA. Ici, j'ai déjà croisé une petite Chanel (insupportable) à la piscine.


Il y a aussi les appels d'offres public pour porter les couleurs d'une société à travers son prénom.

Il y a trois ans, Dunlop a payé un homme pour porter son patronyme.

Voici la source :

Yahoo! Actualités

mardi 27 aout 2002, 21h41



10.000 dollars pour un enfant portant le nom d'un jeu vidéo
LOS ANGELES (Reuters) - L'éditeur de jeux vidéo Acclaim Entertainment offrira 10.000 dollars en bons d'épargne à la première famille dont l'enfant naîtrait le 1er septembre et qu'elle appellerait "Turok", du nom de la nouvelle version de son jeu-phare lancé ce jour-là.


"Turok:Evolution" sera disponible sur les principales plates-formes de jeu vidéo le 1er septembre.


Dans cette dernière version de ce jeu de combat, l'Indien Turok doit se frayer un chemin à travers des "hordes de reptiles" dans un pays baptisé Lost Land, (terre perdue), selon le site web du jeu.


"Durant des générations, les gens ont donné à leurs enfants le nom de célébrités sportives, d'acteurs de cinéma, de musiciens", a expliqué Allan Lewis, porte-parole d'Acclaim. "Il s'agit d'une évolution naturelle... ils vont commencer à les appeler comme les jeux vidéo."


Pour participer, les futurs parents devront se faire pré-enregistrer sur le site web du jeu. Un certificat émanant de l'hôpital devra ensuite attester de la date et de l'heure exacte de la naissance de leur enfant.


"Turok Evolution", auquel l'Entertainment Software Rating Board, organisme indépendant de cotation de ludiciels, attribue la notation "pour adultes seulement", est le dernier jeu vidéo d'une série qui a généré, selon Acclaim, un chiffre d'affaires de 250 millions de dollars. Six millions d'exemplaires ont été vendus.




------Si vous avez raté l'épisode précédent de la série « Courage fuyons » :


jeudi 13 décembre 2001, 10h30


Dunlop invente le patronyme publicitaire
TORONTO (Reuters) - Les Canadiens nommés Dunlop se voient proposer une forte somme par le fabricant de pneus du même nom, à condition qu'ils acceptent de modifier leur patronyme pour "Dunlop-Tire" ("tire" signifie pneu en anglais).


La firme a envoyé 1.000 documents d'information par la poste aux familles portant le nom de Dunlop. "Ceci n'a jamais été fait auparavant", assure la porte-parole du fabricant.


Au total, Dunlop met en jeu 25.000 dollars canadiens. Si 50 personnes profitent de l'offre, ils recevront donc 500 dollars chacun. Si un seul candidat au changement de nom se manifeste, il recevra l'ensemble du jackpot.


La procédure de changement de nom coûte 200 dollars, montant que la compagnie remboursera.


"Je crois que c'est un peu ridicule", a estimé la torontoise Lisa Dunlop, qui a appris l'existence de l'offre par l'agence Reuters. "J'imagine que tout le monde ferait n'importe quoi pour de l'argent, mais je ne suis pas de ceux-là."


Un communiqué émis par la société de pneus affirme qu'un sondage réalisé auprès de 2.000 Canadiens par la firme Decima Research démontre que 37% des Canadiens seraient prêts à changer leur nom de famille pour une marque commerciale - à condition que le prix en vaille la chandelle.


Les hommes seraient plus ouverts que les femmes à l'idée de changer de nom de famille pour de l'argent, d'après l'enquête.


La porte-parole de la compagnie a précisé que la campagne, qui ne vise que les Dunlop du Canada, doit être prise avec humour et a admis que rien n'empêchait les gagnants de reprendre ensuite leur nom d'origine.


"D'abord et avant tout, il s'agit d'avoir du plaisir", a-t-elle déclaré. "Si des gens n'apprécient pas ce que nous faisons, je crois qu'ils n'ont tout simplement pas de sens de l'humour."

par Lche le 2 juillet 2005 à 13:11


C'est tout simplement fou...

Comment on peut en venir à de telles bétises ?? :(

Finalement, certains films montrant la décadence de la société ne s'étaient pas si trompés que ça. Ca fait peur et malheureusement, le pire n'est peut-être pas encore arrivé.

par - RapH - le 6 juillet 2005 à 01:04



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