En Vacances

Un petit break d'une semaine. Changement d'air, vidage de tête, décompression, déconnexion. A bientôt !

19 octobre 2005 à 07:48 - par Cyril Fievet - dans perso
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Magnitudes

magnitudes.jpg

Hubert, qui sait combien j'adore ce genre de choses, me signale cette magnifique animation, permettant de visualiser un voyage de l'infiniment grand à l'infiniment petit, avec à chaque étape un ordre de magnitude de 10. J'en avais vu d'autres du même type, mais celle-ci est particulièrement bien faite. Toujours aussi fascinant.

(Image : © Florida State University)

17 octobre 2005 à 14:53 - par Cyril Fievet - dans science
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Sur Direct 8

J'étais tout à l'heure l'un des invités de la chaîne TV Direct 8, dans l'émission "8-Fi" consacrée ce soir aux robots et aux machines communicantes.

L'émission, diffusée en direct sur la TNT, sur le Web et sur certains bouquets ADSL, sera accessible en ligne ici, je crois.

Le plateau comprenait également Frédéric Kaplan (Sony CSL), Serge Tisseron (psychologue), Olivier Mevel (Violet) et Jérôme Damelincourt (Robopolis), avec également une intervention de Orianne Garcia sur un autre thème (les lentilles).

J'espère que le débat sur les robots était intéressant, mais c'est en tout cas une bonne chose qu'une chaîne généraliste aborde ce sujet, de façon vivante et dans une ambiance très sympathique. Merci à Benjamin Perusseau et à Dominique Delport !

UPDATE 29/10 : L'émission est accessible ici.

- par Cyril Fievet - dans perso
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Les machines apprivoisées

li_machines_appr.jpgJe n'avais pas pris le temps de chroniquer le dernier livre de Frédéric Kaplan, Les machines apprivoisées, et c'est un tort, d'autant que je l'avais dévoré il y a quelques semaines.

Frédéric Kaplan est chercheur au Sony Computer Science Laboratory de Paris, le seul laboratoire de recherche de Sony hors du Japon. Il y travaille, notamment, sur la robotique, les langages propres aux robots, l'apprentissage des machines ou l'interaction hommes-machines.

Sous-titré "Comprendre les robots de loisir", son livre est à la fois simple à lire et passionnant. Il commence par une histoire de la robotique et de l'Intelligence Artificielle, décrivant en détail quelques moments phares de ces disciplines, avant d'aborder la question de machines capables d'interactions sociales avec des humains (de ce point de vue, le récit d'expériences confrontant des enfants avec des robots de loisir est passionnant). Le livre étudie aussi en profondeur les rapports entre notre perception actuelle des robots autonomes et divers récits mythologiques ou émanant de différentes époques de la littérature. Cet aspect, bien que peut-être un peu long par moments, est plutôt original et donne beaucoup de sens au livre.

Mais c'est surtout la démarche qui sous-tend la publication d'un tel livre qui me semble à relever : un chercheur qui explique, avec un langage accessible à tous, ses travaux, sa compréhension du sujet, les perspectives en la matière, ses doutes aussi... De ce point de vue, c'est admirable, et le résultat excellent : si vous connaissez mal le monde des robots, ou si vous vous posez des questions à ce sujet (ce qui est à mon sens légitime autant que nécessaire), ce livre vous passionnera.

Il me semble du reste que beaucoup de chercheurs devraient mener une démarche similaire, pour vulgariser, expliquer et montrer le sens profond de leurs travaux, à destination du "grand public".

Même si je ne partage pas tous les points de vue de Frédéric Kaplan (notamment quand il écrit que "il n'y aura probablement jamais symbiose entre l'homme et la machine car nous nous définissons toujours par opposition à la machine"), je souscris pleinement à la mission de son livre et de plusieurs de ses enseignements :

"La présence, dans notre habitat ou celui de nos voisins, de robots d'un nouveau type, risque fort de nous conduire à changer notre point de vue sur les limitations des machines et, par là même, sur nous-mêmes."

Les machines apprivoisées
Frédéric Kaplan
Ed. Vuibert - Coll. Automates Intelligents

(NB : je connais personnellement Frédéric Kaplan et le hasard fait que nous allons nous rencontrer régulièrement ces prochains mois, à commencer par ce soir, ce dont je me réjouis)

16 octobre 2005 à 17:49 - par Cyril Fievet - dans livres / robots
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Sur France 5

J'étais hier sur le tournage de l'émission "La planète des autres", qui sera diffusée dimanche soir sur France 5. C'est une émission mensuelle présentée par Yves Calvi, par ailleurs animateur de "C dans l'air".

L'émission de dimanche, accessible uniquement sur le câble, le satellite et la TNT, est consacrée à Internet. Mais attention, c'est du lourd.

Le sujet peut se résumer aux "dangers d'Internet" et il me semble qu'on a fait très fort en la matière. Je dois même avouer avoir hésité à quitter le plateau (n'étant pas versé dans les mélodrames télévisuels, je me suis abstenu, mais j'ai beaucoup souffert pendant tout le tournage, effectué dans les conditions du direct).

Les dangers d'Internet, donc. Un talk-show, avec six intervenants spécialistes de différents sujets, dont moi en "spécialiste" des blogs (étiquette qui me déplaît de plus en plus, sans parler du côté absurde de l'expression) et, surtout, Dominique Wolton en grand inquisiteur des dérives internetesques qui nous menacent. Le tout entrecoupé de reportages relativement longs sur des points particuliers.

Entendons-nous bien : faire ce genre d'émission est louable et sans doute nécessaire. J'aime Internet, dont je suis un observateur attentif - et l'un des modestes acteurs - depuis 10 ans, mais je suis aussi le premier à reconnaître qu'il présente des risques ou favorise des déviances qui ne sauraient être occultés. Du reste, les intervenants étaient tous de qualité et l'ensemble de facture très professionnelle.

Mais le résultat me semble terriblement - et inutilement - effrayant. Por-no-graphie, pé-do-philie, misère s-ex-uelle et sociale, internautes asociaux, rejet de la vie réelle, addiction aux jeux vidéo... tout y est passé, en un vaste amalgame qui, je le crains, conduira les téléspectateurs les moins avertis à penser que Internet, décidément, est un lieu de perdition, dangereux par essence, pour nos enfants comme pour nos sociétés qui vont mal.

Constater qu'on en est encore là en France, en 2005, me pétrifie. Par biens des aspects, j'ai eu pendant toute la durée du tournage (1h30) l'impression désagréable d'avoir été téléporté dans le passé, quelque part entre 1995 et 1999. Mêmes discours diabolisants, mêmes images choc, mêmes sujets, même incompréhension. Paul Virilio, jadis grand pourfendeur d'Internet, remplacé ici par Dominique Wolton, utilisant à peu près les mêmes termes pour souligner les dangers du virtuel, la nécessité de contrôler Internet et les multiples risques qu'il fait porter sur notre monde et nos chères têtes blondes. On a même eu droit à un reportage - lourd, moqueur et pourtant peu pertinent - sur les Otakus japonais, le même en version ratée que le très bon documentaire réalisé en 1994 par Jean-Jacques Beinex.

Bref, j'ai du mal à me rendre compte de ce que pourra retenir un téléspectateur de ce fatras. Mais je crains d'en avoir une petite idée, et que celle-ci soit très éloignée de la réalité d'Internet. Ce que j'écrivais il y a quelques semaines sur la fracture bien réelle entre Internet et les médias traditionnels, à commencer par la télévision, me semble plus que jamais d'actualité, hélas. A défaut de chercher à comprendre, on incrimine. A défaut de connaître le sujet, on en trace des contours grossiers à grands coups de dramatisation. Et au lieu de se poser les bonnes questions, en cherchant par exemple à savoir ce qui pousse trois millions d'adolescents à tenir un journal en ligne, ou à lire ce qu'il s'y dit, on répond de façon catégorique qu'il faut enrayer cette mécanique diabolique, s'inquiéter, censurer, contrôler, interdire.

Le clou final, si je puis dire, est peut-être la dernière intervention de Dominique Wolton, annonçant en fin d'émission que nous étions en train de vivre "une 2e bulle Internet" et que celle-ci allait exploser dès l'année prochaine. Le brave homme m'a semblé tellement à côté de la plaque dans quasiment tous ses propos que je n'ai pas trop insisté, mais comme je l'ai dit plusieurs fois ces derniers mois, je ne crois pas du tout à une 2e bulle, et je me réjouis au contraire de voir qu'un vent de renouveau potentiellement salutaire souffle sur le Web, en particulier en France. Mais, évidemment, parler de création de valeur, d'innovation, de dynamiques entrepreneuriales et de tout ce que pourraient apporter les technologies de l'information à ce pays s'il était moins con, tout cela était bien sûr hors sujet.

Le seul point positif dans tout cela était peut-être Yves Calvi, à qui je demandais hors antenne s'il serait prêt à faire la même émission, mais mettant cette fois en valeur les aspects positifs d'Internet, me répondant que oui. Et m'assurant qu'il s'intéressait beaucoup aux blogs et que ceux-ci présentaient sans doute des vertus. Ca fait toujours plaisir à entendre.

Mais malgré l'estime et la sympathie que j'éprouve pour Yves Calvi et son équipe, ou d'autres de mes confrères des grands médias, je crois bien ne plus du tout avoir envie de parler des blogs sur un plateau de télévision. Je préfère concentrer mon énergie sur d'autres choses, en résistant à la tentation de fuir à toutes jambes ce pays de crétins de voguer vers d'autres horizons.

15 octobre 2005 à 16:49 - par Cyril Fievet - dans coup de gueule / medias / perso
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Grand Challenge : and the winner is...

stanley.jpgCe week-end avait lieu dans le désert du Nevada le 2e Grand Challenge, une course de voitures robotisées organisée par l'agence de recherche de l'armée américaine.

Comme l'année dernière, il s'agissait pour les équipes participantes de faire parcourir à des véhicules sans pilote et totalement autonomes un trajet imposé d'une longueur d'environ 100 200 Km. Les véhicules, en général des voitures de série aménagées pour l'occasion, étaient bardées d'équipements en tous genres (ordinateurs, capteurs et autres radars). Elles devaient éviter ou franchir de multiples obstacles et trouver leur chemin seules.

La course a été remportée par Stanley, le véhicule mis au point par l'Université de Stanford sur la base d'un Touareg Volkswagen, embarquant tout de même sept ordinateurs (Pentium M). L'équipe empoche ainsi la coquette somme de 2 millions de $, attribuée par la DARPA, l'agence US de recherche militaire.

L'événement de ce week-end marque une grande première :

. La même course l'année dernière (dotée alors d'un million de dollars) n'avait produit aucun vainqueur. Pire, la meilleure équipe n'était parvenue à parcourir qu'une dizaine de kilomètres, sur un total de 250. Grosse déception.

. Cette année, pas moins de cinq véhicules sans pilote ont tenu la distance en parcourant tout le trajet. Certes, les équipes étaient sans doute mieux préparées, et dopées par le doublement de la récompense. Mais on mesure tout de même la progression technologique effectuée en un an.

Mais, au-delà de la course et de ses résultats, c'est la démarche qui me semble à retenir. Compte tenu du niveau de technicité pour relever ce défi, et des innovations qui en découlent, un tel événement est à même de créer une formidable dynamique, impliquant étudiants, enseignants, chercheurs et industriels. L'investissement consenti par la DARPA était important, mais pas tant que cela, comparé aux retombées en termes de communication, et surtout rapportée aux années-hommes de recherche et développement qui auraient été nécessaires pour réaliser ex nihilo un dispositif capable de piloter des véhicules tout terrain de façon autonome.

L'opération a donc démontré de façon exemplaire qu'on pouvait stimuler avec succès la recherche technologique de pointe. Il me semble que nous devrions, nous européens, nous en inspirer. Car finalement, je vois deux autres vainqueurs à ce "Challenge" : l'innovation et... l'armée américaine.

(Cross-posting de mon blog sur ZDNet.fr)

11 octobre 2005 à 10:11 - par Cyril Fievet - dans robots
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50.000$ pour une femme

Selon The Jakarta Post, le gouvernement indonésien envisage d'adopter une nouvelle loi qui me semble pour le moins malodorante. Selon ce texte, un étranger devrait payer 50.000$ pour avoir le droit de se marier à une femme indonésienne. Même si je ne suis (heureusement) plus concerné, c'est le type de nouvelle qui contribue à me déprimer.

(Via Loucee)

10 octobre 2005 à 21:20 - par Cyril Fievet - dans société
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AdWordisé

adw_cyf.jpg adw_hgu.jpg

Ca semble être une tendance pour les boutiques Web d'acheter des noms d'auteurs en mots clés Adwords. Me voilà "adwordisé", ainsi que Hubert, et probablement beaucoup d'autres.

Curieuse impression de se voir ainsi "marchandisé". Bon, après tout, il s'agit d'une façon indirecte d'assurer la promotion de mes livres, mais le fait que ce soit à mon insu et sans me demander mon avis me gêne un peu tout de même.

- par Cyril Fievet - dans divers
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Hinokio

Intéressant, un film japonais qui traite de la téléprésence. Dans le futur, un enfant paralysé à la suite d'un accident voit le monde au travers des yeux d'un robot humanoïde construit pour et piloté par lui. Le robot va à l'école, fait du sport et rencontre ses amis à sa place...

hinokio.jpg

Le film s'appelle Hinokio et sort en ce moment dans différents pays d'Asie. J'ignore si et quand il sortira en France. La bande-annonce, bien qu'en japonais, est très sympa (et le robot particulièrement réussi). Le film présente sans doute quelques similitudes avec AI, le film de Spielberg, mais semble plus réussi, à en croire cette critique.

(Via Régine ; Image © Shochiku)

8 octobre 2005 à 15:14 - par Cyril Fievet - dans cinema / robots
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Submergé

Désolé de peu bloguer ces jours-ci. Noyé sous une avalanche de boulot : 60 à 70 feuillets produits en 10 jours, sur cinq à six sujets différents. Ouch. J'en vois le bout, mais fatigué, quand même.

(effet collatéral : je répond très peu aux mails que je reçois ; beaucoup proviennent de ce blog et je vous en remercie ; en particulier j'adorerais participer à des projets d'étudiants ou être directeur de thèse dans plein de domaines, mais j'ai trop peu de temps pour cela, hélas)

7 octobre 2005 à 13:12 - par Cyril Fievet - dans perso
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L'essor du tourisme spatial ?

Le 3e touriste spatial de l'histoire vient d'arriver sur la Station Orbitale internationale, sur laquelle il va passer une dizaine de jours. Une "excursion" qui lui coûtera tout de même 20 millions de dollars.

Ceci dit, j'ai visité à cette occasion le site de Space Adventures, l'entreprise qui organise l'opération, et découvert que de nombreuses formules sont proposées, permettant à des quidams de découvrir l'espace ou les sensations qui s'y rattachent. C'est globalement cher, mais pas autant que je le pensais.

Par exemple, la découverte de l'apesanteur, via des vols paraboliques en Boeing 727 spécialement équipés, coûte 7.000 $ par personne (par groupe de 20 personnes), incluant quatre jours de villégiature VIP. Bien au-delà de mes moyens, mais néanmoins abordable, s'agissant d'une expérience sans doute inoubliable.

Mieux, mais plus cher : un vol suborbital qui vous amène à 100 km au-dessus de la planète, à l'aide d'une mini-navette. Environ 100.000 $ par personne, entraînement inclus. Tentant.

Un jour, peut-être...

3 octobre 2005 à 14:46 - par Cyril Fievet - dans divers
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