Dopage génétique

Le nouveau cheval de bataille de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) est le dopage génétique, qui consiste pour un athlète à modifier son patrimoine génétique pour augmenter ses performances. Un séminaire international sera consacré au sujet en décembre et le Président de l'Agence expliquait avant-hier dans un communiqué :

"Le dopage génétique représente une menace sérieuse pour l'intégrité du sport et la santé des athlètes. En tant qu'organisation responsable de la promotion, de la coordination et de la supervision de la lutte antidopage globale dans le sport, l'AMA utilise une part significative de ses ressources pour les recherches qui nous permettront de détecter le dopage génétique afin de démasquer les tricheurs, garantir l'égalité des chances et protéger la sécurité des athlètes."

Le sujet paraît d'actualité, puisqu'il est aussi traité par le Département d'état des Etats-Unis, dans un dossier spécial consacré aux "promesses des biotechnologies". On y trouve un très bon article de synthèse sur le sujet, intitulé "La course contre le dopage génétique", écrit par le Directeur de l'Institut de Sciences Géniques de l'Université Duke.

Curieusement, bien que l'article explique les risques inhérents à l'utilisation d'ADN tiers par les athlètes, le ton est nettement moins tranché que celui de l'Agence Mondiale Antidopage :

"Certains arguent que le meilleur moyen de contrôler le dopage génétique serait de le légaliser. Après tout, disent-ils, si le golfeur Tiger Woods peut se faire opérer les yeux au laser pour améliorer sa vue, donc sa pratique du golf, pourquoi un cycliste n'aurait pas le droit de modifier ses gènes ? De plus, en poursuivant cette argumentation, le fait de légaliser et de réguler le dopage génétique permettrait d'imposer des normes de sécurité. Mais le dopage génétique violerait-il l'esprit du sport ? Jusqu'à présent, la réponse officielle est oui."

En outre, on note un vrai désaccord quant à la possibilité de détecter facilement un tel dopage, via des tests adaptés : l'AMA estime qu'il est tout à fait possible de détecter un dopage génétique avec un laboratoire classique, tandis que l'article américain soutient le contraire, expliquant que des prélèvement musculaires suivis d'analyses génétiques poussées seraient nécessaires pour détecter un dopage qui, en pratique, serait largement indécelable.

La question est donc complexe, mais vraiment intéressante. Seule certitude : le dopage génétique sera prochainement une réalité.

6 novembre 2005 à 21:27 - par Cyril Fievet - dans transhumanisme
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Humains télécommandés

Un projet de recherche assez ébouriffant a pour but d'agir de façon extérieure sur les mouvements humains - et de les contrôler à distance.

ntt_shaking.jpg

Le projet "Shaking the world", développé dans les laboratoire NTT au Japon, a de quoi troubler. Il repose sur l'excitation de l'oreille interne humaine par un faible courant électrique.

L'oreille interne, et en particulier le vestibule, est le siège de notre notion d'équilibre, qui rend possible nos mouvements ou le fait de pouvoir nous tenir debout. En excitant cette zone de façon artificielle et externe (via des électrodes placées à la base du crâne et des sortes d'écouteurs posés autour de la tête), les chercheurs sont parvenus à démontrer que l'on pouvait agir sur la façon dont elle perçoit notre environnement et y gère notre équilibre et nos déplacements.

Le procédé, appelé GVS ("Galvanic Vestibular Stimulation") est expliqué par une vidéo étonnante, montrant une jeune femme "télécommandée à distance" : elle tente de marcher en ligne droite mais, malgré elle et sous l'impulsion des excitations électriques qu'elle reçoit, ne peut le faire et se met à pivoter à droite ou à gauche, au gré du démonstrateur et de sa télécommande.

Le projet a fait l'objet d'une démonstration lors du dernier Siggraph et d'un article dans Forbes début août, mais n'a pas été beaucoup commenté.

Il permet pourtant d'entrevoir plusieurs applications d'un genre nouveau, aussi fascinantes qu'inquiétantes.

L'une de ces applications, comme l'expliquent les responsables du projet, concerne les jeux vidéos et le divertissement. Il existe de nombreuses salles de cinéma équipées de vérins hydrauliques et proposant des rides : la salle ou les fauteuils des spectateurs sont asservis aux mouvements affichés à l'écran, donnant l'illusion que l'on participe à l'action. Le procédé mis au point par NTT pourrait permettre d'aller un cran plus loin, en modifiant la notion de l'équilibre de chacun des spectateurs ou joueurs. En quelque sorte, cela reviendrait à asservir notre oreille interne (donc notre notion d'équilibre) à l'image que l'on regarde, et aux déplacements qu'elle représente. On imagine le résultat (et on espère que des sacs en papier seront livrés avec l'appareil...).

Une autre gamme d'applications est encore plus étonnante et semble, à elle seule, avoir justifié ces recherches. Ces applications concernent la sécurité des personnes et sont bien expliquées (en images) par un exemple de la vie de tous les jours : un piéton distrait marche dans la rue et ne voit ni n'entend la moto qui arrive derrière lui. Heureusement (?) le dispositif dont il est équipé, composé d'un capteur de mouvements et des fameux écouteurs capables de stimuler son oreille interne, a, lui, perçu l'arrivée de la moto. Il émet une onde électrique, qui agit sur notre promeneur et a pour effet de modifier - malgré lui - son angle de marche, évitant ainsi le choc douloureux avec le véhicule.

En d'autres termes, il s'agit d'augmenter - ou d'améliorer - des capacités humaines, modifiant de façon autonome la perception de notre environnement et les mouvements qui en découlent.

Le tout est innovant et intéressant, mais suscite tout de même un certain nombre d'interrogations...

(Image : © NTT CS Lab)

(Cross-posting de mon blog sur ZDNet)

29 août 2005 à 18:48 - par Cyril Fievet - dans transhumanisme
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Monkey see, Monkey think

Court mais intéressant article du New York Times, qui soulève une épineuse question :

"Si les cellules souches doivent un jour s'avérer prometteuses pour traiter des maladies du cerveau humain, toute thérapie aura dû au préalable être testée sur des animaux. Mais introduire des cellules nerveuses humaines dans le cerveau de singes pourrait conduire à d'étranges dilemmes éthiques, comme la possibilité de donner naissance à un esprit humain dans un corps de chimpanzé."

C'est une possibilité, en effet.

15 juillet 2005 à 19:14 - par Cyril Fievet - dans transhumanisme
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Les premiers tests cliniques de "transmission de pensée"

Cet article dans "Nature" décrit les premières étapes du test clinique d'une puce greffée dans le cerveau de patients tétraplégiques.

"Une puce de la taille d'une pilule a permis à un tétraplégique de consulter ses mails et de jouer à des jeux vidéos, par le simple contrôle de la pensée."

La puce, appelée BrainGate, avait été greffée en juin dernier dans le cortex d'un patient de 24 ans, et connectée à une centaine de ses neurones.

Ces tests sont menés par la société Cyberkinetics, qui avait été la première, en mars 2002, à montrer que des singes pouvaient interagir avec des jeux vidéos, ou manipuler à distance des bras robotisés, par la pensée.

Les perspectives de la puce servant d'interface entre le cerveau et l'ordinateur sont innombrables, et le Directeur Scientifique de Cyberkinetics estime du reste que :

"le but ultime est de développer un système qui puissent être relié à beaucoup d'appareils utiles, incluant par exemple des dispositifs de stimulation musculaire, permettant d'améliorer significativement les possibilités pour des personnes handicapées d'interagir avec leur environnement."

Bienvenue dans un monde de cyborgs.

14 octobre 2004 à 14:53 - par Cyril Fievet - dans transhumanisme
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Le grand retour du petit merdeux de la blogosphère

En parlant de diffamation, je viens d'être informé par Hubert (que je remercie) d'un mail me concernant, et dont la nature est parfaitement abominable.

Le mail semble avoir été envoyé à plusieurs personnes que je connais (mais pas à moi, bien sûr) et émane d'un blogueur français avec qui j'ai déjà eu maille à partir. Ce personnage minable, dont le nom est devenu un sujet de moquerie dans la blogosphère, semble depuis longtemps me vouer une haine farouche (sans que je comprenne bien pourquoi, mais sans doute par jalousie).

Ce petit merdeux, donc, annonce fièrement que je suis "un menteur", mais également que j'appartiens à "une secte".

Ce type d'affabulation ne m'aurait pas forcément gêné en soi. J'ai un peu l'habitude des gens qui disent n'importe quoi, et je crois avoir suffisament le sens de l'humour pour apprécier les plaisanteries, fussent-elles de mauvais goût.

En l'occurence, cette "plaisanterie" n'en est pas une. Les sectes sont un sujet grave, qu'on ne peut traiter à la légère, et qui pour ma part ne prête jamais à rire. Utiliser l'appartenance - hypothétique et imaginaire - de quelqu'un à une secte pour le calomnier et le discréditer est ignoble.

Et le procédé qui consiste à balancer des horreurs sur le dos de quelqu'un sans l'en informer, à fortiori quand on dispose d'un blog, est également ignoble en soi. Pas idiot, remarquez. Si c'était fait sur un blog, cela tomberait plus facilement sous le coup de la diffamation. Juste ignoble.

Je reviendrais plus longuement sur le cas du petit merdeux, que j'avais choisi jusqu'à présent de ne gratifier que de ma profonde indifférence (teintée de mépris, tout de même).

Sur le fond - si toutefois il y en avait un -, je ne pense pas avoir à me justifier. Ceux qui me connaissent savent combien il est absurde de m'imaginer dans une secte, alors même que j'ai passé ma vie à combattre toute croyance, toute idéologie, voire tout corporatisme.

Pour ceux qui me connaissent moins, je peux facilement préciser deux ou trois choses :

. Je n'ai jamais été affilié à aucun parti politique ni à aucun mouvement d'aucun ordre. Je suis athée et ne pratique aucun culte religieux. Je ne suis même pas membre de l'association des anciens élèves de mon école, tant je déteste être "membre de quelque chose". En fait, les deux seules associations dont je suis membre sont la FING (Fondation Internet nouvelle génération) et Club 14, une association de motards. Mais peut-être qu'aux yeux du petit merdeux qui pense me connaître s'agit-il aussi de sectes ?

. Pour ce qui est du transhumanisme, dont il est (un peu) question ici, je crois en avoir expliqué la substance précédemment. A toutes fins utiles, je peux préciser à nouveau...

. Le transhumanisme est un terme générique, correspondant à un mouvement de pensée. Il s'agit simplement de réfléchir à l'avenir de la technologie, et comment elle peut influer sur l'avenir de l'homme. En somme, tous ceux qui écrivent sur les implications de la technologies parlent de transhumanisme.

. Comme toujours, le terme est vaste et regroupe beaucoup de choses différentes. Il existe plusieurs associations dites "transhumanistes". La principale est la WTA, qui consiste essentiellement en un site Web publiant ou agrégeant des actualités relatives aux percées scientifiques frappantes. A ma connaissance, aucune association transhumaniste, et surtout pas la WTA, qui regroupe d'éminents chercheurs et philosophes, n'est une secte.

. Il est possible qu'il existe des "sectes transhumanistes", de même qu'il doit sans doute exister des "sectes socialistes" ou des "sectes avant-gardistes". Contrairement à d'autres, je ne suis pas un spécialiste des sectes. Mais je sais que pour écrire que "le transhumanisme est une secte", il faut soit être sous-informé, soit être un crétin, soit être un crétin sous-informé. Je crains que notre petit merdeux de service n'entre dans cette dernière catégorie.

. Je ne suis pas membre de la WTA. J'ai écrit il y a quelques temps - et à titre bénévole - trois chroniques publiées sur leur site (et archivées sur le mien). Je ne renie nullement ces articles (j'ai même l'impression, avec un peu d'auto-indulgence, que ce sont les meilleurs papiers que j'ai écrit en anglais, mais c'est un autre problème). Et si j'avais plus de temps, j'écrirais volontiers à nouveau pour la WTA.

. Je me considère donc bien comme un "transhumaniste", dans le sens où je crois que la science et la technologie, dans les décennies qui viennent, vont profondément "transformer" - et j'espère, "améliorer" l'humain. C'est déjà le cas du reste (si vous portez des lunettes ou des verres de contact, vous voyez ce que je veux dire...). Difficile de m'étendre ici sur ce vaste sujet mais, comme je l'ai déjà dit, l'objet de ce blog est de souligner ce constat et, accessoirement, d'y réfléchir. J'ai d'ailleurs créé une rubrique pour ça.
(Au passage, pour ceux que ça intéresse, la problématique de "modification de l'humain" n'est pas du tout un sujet farfelu. Il a donné lieu aux US à un rapport officiel très sérieux en 2002 (commandité par le gouvernement), au sujet duquel j'avais d'ailleurs publié un article dans "Le Monde")


Bref. S'il paraît facile de balancer des ignominies sur quelqu'un, en mentant honteusement et avec une bassesse sans limite, on peut se demander pourquoi. Simple amusement d'adolescent mal fini dégrossi ? Crise de jalousie à l'annonce de la parution de mon prochain livre ? Je laisse celles et ceux qui connaissent bien le personnage en juger, et formuler des hypothèses.

Pour ma part, je m'occupe à contenir mon envie de vomir pour appeler mon avocat.

8 septembre 2004 à 13:09 - par Cyril Fievet - dans coup de gueule / transhumanisme
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Nano et transhumanisme dans ZDNet

C'est toujours une bonne nouvelle quand un média français s'intéresse aux nanotechnologies. Donc cette interview de Jean-Charles Guibert, du CEA-Leti, est la bienvenue.

Mais sur le fond, elle me semble un peu curieuse, et commence par :

"Contrairement à ce que l'on peut parfois entendre, nous sommes aussi avancés dans le domaine des nanotechnologies en Europe qu'aux États-Unis ou en Asie."

J'aimerais en être certain. Et surtout, j'ai l'impression d'avoir déjà vécu ça. En fait, je me demande s'il n'est pas simplement question, pour les officiels français, de nous refaire le coup du "non-retard" français, à l'instar de la grande époque du démarrage d'Internet (genre : "Mais non on est pas en retard, d'ailleurs regardez, le Minitel...").

Mais le plus choquant dans cette interview est probablement cette question de Christophe Guillemin :

"La portée des nanotechnologies semble si importante que certains leur confèrent un caractère religieux. Citons ainsi la secte américaine des 'transhumanistes' qui veut améliorer les capacités humaines au-delà de la nature grâce aux nanos, et tenterait d'infiltrer la communauté scientifique. Pourquoi ces technologies nourrissent autant de phantasmes ?"

Ridicule.

Pour ceux qui l'ignore, le transhumanisme est un terme générique désignant plusieurs mouvements qui réfléchissent à l'avenir des technologies, et à leurs conséquences pour l'homme et la société. Certes, on trouve dans ces différents mouvements quelques farfelus (et sans doute quelques imbéciles aussi). Mais de nombreux scientifiques et philosophes de renom se considèrent aussi comme "transhumanistes". Cela n'a rien d'une démarche religieuse, et encore moins sectaire. C'est tout le contraire !

Je laisse le soin à chacun de faire sa propre opinion, en consultant quelques documents définissant le transhumanisme :
. Définition Wikipedia (on y relevera, notamment, que "la plupart des transhumanistes sont soit agnostiques, soit athées").
. La Déclaration Transhumaniste de l'Association Mondiale de Transhumanisme, co-fondée par Nick Bostrom, enseignant et chercheur en philosophie des sciences à l'Université d'Oxford.
. Betterhumans, très bon site de référence en la matière.

Associer le transhumanisme à une "secte" qui "tenterait d'infiltrer" la communauté scientifique est absurde.

J'aimerais bien savoir ce qui justifie un tel dénigrement de principe. Et j'aime à croire qu'il s'agit plus d'une maladresse que d'une véritable tentative de désinformation.

(NB : je n'appartiens à aucun mouvement transhumaniste - mais ce dernier est à mon sens le courant de pensée et de réflexion le plus intéressant de ces 10 dernières années. C'est d'ailleurs l'un des sujets qui a justifié ce blog)

6 septembre 2004 à 11:41 - par Cyril Fievet - dans coup de gueule / transhumanisme
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James Hugues, expliquant le transhumanisme

James Hugues, professeur et directeur de recherche dans le Connecticut, dirige l'Association Mondiale de Transhumanisme. Il est aussi animateur de l'excellent site "Cyborg Democracy", et publiera prochainement un livre attendu, "Citizen Cyborg".

Il vient de répondre à une interview dans NeoFiles, dont j'ai traduit quelques extraits :

"Mon transhumanisme est la conséquence inévitable de quatre siècles de progrès scientifique et humaniste. Le transhumanisme est simplement l'expression naturelle de l'idée que la raison peut améliorer nos vies, et qu'il n'y a pas de limite divine imposée à l'amélioration de nous-mêmes. Les gens qui réfléchissent et vivent dans des démocraties libérales se tourneront naturellement vers le transhumanisme."

"Il y a une centaine d'années, les américains avaient besoin d'une ordonnance pour utiliser des préservatifs ; l'alcool était illégal il y a 80 ans ; et l'avortement n'a été légalisé qu'il y a 30 ans. De plus en plus, cette radicalisation de la liberté individuelle est devenue partie intégrante des droits de l'homme au plan international. [...] Le transhumanisme tente de pousser notre compréhension du droit médical au delà du simple droit de refuser un traitement, pour aller jusqu'au droit d'avoir accès à des traitements d'amélioration qui soient sûrs et bénéfiques."

Et en réponse à la question "Comment les gens vont-ils s'auto-améliorer dans les 50 ans qui viennent ?", il répond :

"Certains ne changeront pas du tout, et ça ne pose pas de problème. Mais, si l'on suppose que des technologies d'amélioration sont au point et universellement disponibles, la majorité des gens vont choisir de vivre plus longtemps, de façon plus riche et en étant en meilleure santé. Ce sera le changement le plus radical. Ces changements vont s'accompagner d'une grande diversité selon les gens. Certains vont adopter des améliorations cognitives radicales à base de médicaments/drogues, de nanotechnologie ou de génétique. D'autres vont faire des choix créatifs ou artistiques, en allant au delà des limites actuelles de la chirurgie esthétique et des modifications corporelles. Les technologies sans fil vont s'immiscer dans nos vêtements et dans nos corps, et se répandre partout dans notre environnement, accroissant nos capacités de façon inimaginable. Les technologies de choix germinal vont permettre aux parents non seulement d'empêcher à leurs enfants d'hériter de maladies génétiques ou de malformations, mais aussi de choisir parmi une palette d'améliorations potentielles."

4 septembre 2004 à 18:25 - par Cyril Fievet - dans transhumanisme
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Athlètes génétiquement modifiés

Excellent article, qui explique qu'il est fortement probable que la thérapie génique soit utilisée pour améliorer les performances des sportifs.

"La WADA [Agence Mondiale Anti-Dopage] et le Comité Olympique International estiment que certains athlètes pourraient utiliser la thérapie génique aux Jeux Olympiques de 2008 à Pekin. 'Personne ne sait si c'est déjà le cas dans le monde du sport aujourd'hui, mais on pense tous que cela sera une réalité dans un proche futur', estime Theodore Friedmann, membre du comité de recherche médicale de la WADA et expert en thérapie génique."

Comme l'explique bien l'article, la question est complexe, car suppose la mise en place de procédures de test et de contrôle autrement plus sophistiquées que la prise de sang (on parle de prélèvement musculaire...). Mais la vraie question est sans doute ailleurs : peut-on - ou doit-on - empêcher ça, d'autant que la thérapie génique est considérée comme une voie d'avenir pour le traitement des blessures ?

12 août 2004 à 10:42 - par Cyril Fievet - dans transhumanisme
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