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Fragmentation Android : plus d’un milliard de smartphones vulnérables face aux cybermenaces

Une fragmentation alarmante de l’écosystème Android Selon les données récentes de Google, la fragmentation des versions d’Android demeure un enjeu majeur en matière de cybersécurité. La société de Mountain View a dévoilé que seules 7,5 % des appareils tournent sous Android 16, la dernière version déployée depuis juin 2025. Malgré

FL Publié le 2 min de lecture
fragmentation android : plus d’un milliard de smartphones vulnérables face aux cybermenaces

Une fragmentation alarmante de l’écosystème Android

Selon les données récentes de Google, la fragmentation des versions d’Android demeure un enjeu majeur en matière de cybersécurité. La société de Mountain View a dévoilé que seules 7,5 % des appareils tournent sous Android 16, la dernière version déployée depuis juin 2025. Malgré plus de sept mois d’adoption, cette version n’a pas dépassé la barre des 10 %, soulignant la lenteur du déploiement dans un environnement fragmenté. En effet, le système Android s’étend sur des dizaines de fabricants, avec des centaines de gammes et des milliers de modèles, ce qui complique la mise à jour des appareils.

Actuellement, Android 15 reste la version la plus répandue avec 19,3 % des smartphones dans le monde, suivi par Android 14 (17,9 %) et Android 13 (13,9 %). Cependant, seuls les appareils sous Android 13, 14, 15 et 16 reçoivent encore des correctifs de sécurité critiques. Concrètement, cela signifie que 58 % des appareils Android peuvent encore recevoir des mises à jour de sécurité, laissant près de 42 % des smartphones – plus d’un milliard dans le monde – vulnérables à des failles potentielles.

Les risques d’une obsolescence programmée de la sécurité

Les versions antérieures, telles qu’Android 12 et celles en dessous, ne sont plus prises en charge par Google. Quand une faille de sécurité est découvertes dans ces versions, aucun correctif n’est publié, exposant ainsi ces appareils à des attaques. En pratique, cela concerne environ 40 % des smartphones Android, soit plus d’un milliard d’utilisateurs potentiellement à la merci de cybercriminels.

Ce décalage dans le déploiement des mises à jour met en évidence une faille structurelle dans l’écosystème Android. Alors que iOS bénéficie d’un déploiement plus uniforme et plus rapide, Android doit composer avec une multitude de fabricants et de personnalisation, ce qui allonge considérablement les délais de mise à jour.

La réponse de Google face aux inquiétudes

Interrogée par Forbes, la société Google a précisé que son service de sécurité, Play Protect, continue d’assurer la protection des appareils fonctionnant sous Android 7 et plus. Selon un porte-parole, Play Protect propose toujours une analyse antivirus en temps réel et des signatures de sécurité à jour, même pour les appareils obsolètes. Google rappelle également que les développeurs peuvent continuer à assurer la compatibilité de leurs applications avec les versions anciennes d’Android, permettant une certaine forme de maintien de la sécurité globale malgré l’ancienneté de certains appareils.

Malgré ces précautions, la réalité demeure que la majorité des smartphones anciens ou non mis à jour restent vulnérables, soulignant l’urgence pour les utilisateurs de changer de téléphone si la mise à jour n’est plus autorisée.