Gabon : Suspension de TikTok et Instagram, le débat sur la cybersécurité et la liberté d’expression
La suspension de TikTok et Instagram au Gabon suscite une controverse Le 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Gabon a annoncé la suspension des réseaux sociaux TikTok et Instagram. Selon ses déclarations, cette décision fait suite à la diffusion récurrente de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux
La suspension de TikTok et Instagram au Gabon suscite une controverse
Le 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Gabon a annoncé la suspension des réseaux sociaux TikTok et Instagram. Selon ses déclarations, cette décision fait suite à la diffusion récurrente de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux et injurieux sur ces plateformes, considérés comme portant atteinte à la dignite9 humaine, aux bonnes mœurs, ainsi qu’e0 la cohe9sion sociale et e0 la stabilite9 des institutions. La HAC a mentionne9 que ces contenus contreviennent e0 la loi nb0 019/2016 du 9 aofbt 2016 sur la communication.
Cette mesure intervient dans un contexte of9 le de9bit Internet a connu une chute significative, impactant l’e9conomie nume9rique du pays, notamment la capacite9 de partager du contenu en ligne. La suspension s’accompagne d’une re9duction de l’acce8s aux plateformes, ce qui a de9clenche9 une mousson de re9actions, notamment de la part des artistes, des internautes, et de certaines personnalite9s. La musicienne Creol a annonce9 son exil, affirmant qu’elle vivait de ses réseaux sociaux pour sa promotion et ses revenus, et conside9rant la suspension comme une atteinte directe e0 ses droits fondamentaux.
Cadre le9gislatif et re9actions sociales
Le cadre le9gislatif en vigueur, notamment la loi nb0 027/2023 du 12 juillet 2023, portant re9glementation de la cyberse9curite9, stipule que toute menace ou insulte profe9re9e par voie e9lectronique envers une personne ou un groupe est passible de peines pouvant aller jusqu’e0 10 ans d’emprisonnement. Malgré cela, la liberte9 d’opinion et d’expression, prote9e par l’article 14 de la Constitution gabonaise, demeure un principe fondamental.
Les re9actions des citoyens ont e9te9 vives, allant de la contestation sur la liberte9 d’expression e0 l’inquie9tude pour l’avenir de l’e9cosyste8me nume9rique. Certains, comme l’artiste Hermann Kele, regretent la suspension en estimant qu’il s’agit d’une atteinte aux droits fondamentaux. D’autres, comme Loef Renamy, dénoncent une application pre9me9dite9e de la loi pour e9touffer la voix du peuple, shadowing une volonte9 de9libe9re9e de faire primer la se9curite9 sur la liberte9 d’expression et l’acce8s e0 l’information.