Instagram souhaite alerter les parents sur les recherches suicidaires des adolescents
Instagram installe un système de notification parental pour les recherches sensibles Le réseau social Instagram, propriété de Meta, va prochainement commencer à avertir les parents lorsque leurs adolescents recherchent de manière répétée des contenus liés au suicide ou à l’automutilation. Cette nouvelle politique sera mise en œuvre d’abord au Royaume-Uni,
Instagram installe un système de notification parental pour les recherches sensibles
Le réseau social Instagram, propriété de Meta, va prochainement commencer à avertir les parents lorsque leurs adolescents recherchent de manière répétée des contenus liés au suicide ou à l’automutilation. Cette nouvelle politique sera mise en œuvre d’abord au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Australie et au Canada, avant d’être étendue à d’autres pays. Il s’agit de la première fois qu’Instagram envoie de manière proactive des alertes aux parents concernant l’activité de recherche de leurs enfants, notamment dans le cadre de la fonction de surveillance des comptes adolescents, appelée Teen Accounts.
Les notifications seront transmises via email, messages texte, WhatsApp ou directement par l’application, accompagnées de ressources et de guides pour aider les parents à aborder ces sujets sensibles. Selon Meta, ces alertes visent à informer en cas de changements soudains dans le comportement ou les habitudes de recherche, privilégiant la prudence même en l’absence de situation d’urgence. Cependant, cette politique a suscité des critiques, notamment de la Molly Rose Foundation, qui met en garde contre d’éventuelles répercussions négatives, craignant qu’une telle alerte ne cause plus de mal que de bien. La fondation a souligné que des contenus dangereux sur la dépression, le suicide et les blessures sont toujours recommandés par Instagram, ce qui pose la question de l’efficacité de cette mesure.
Les critiques et le contexte de la surveillance accrue
L’organisation de prévention du suicide, la Molly Rose Foundation, s’oppose à ces mesures, craignant qu’elles n’entraînent une panique excessive chez les parents et n’encouragent des conversations difficiles. Son directeur exécutif, Andy Burrows, a évoqué une étude de leur fondation révélant que Instagram continue d’activer activement des contenus risqués. Par ailleurs, Meta prévoit également d’élargir cette surveillance en analysant les conversations des jeunes via un chatbot d’intelligence artificielle, notamment s’ils évoquent des idées suicidaires ou le fait de se faire du mal. Ces initiatives interviennent dans un contexte de pressions réglementaires croissantes à l’échelle mondiale, plusieurs pays ayant adopté ou envisageant de limiter l’accès des mineurs aux médias sociaux.
En résumé, cette nouvelle politique d’Instagram s’inscrit dans une tendance accrue de surveillance des activités des adolescents en ligne, suscitant un vif débat sur la protection de la jeunesse versus la vie privée et la relation de confiance entre parents et enfants.