Kesha fustige la Maison-Blanche pour une vidéo TikTok glorifiant la guerre
Une utilisation non autorisée de la musique de Kesha sur TikTok La chanteuse Kesha a vivement condamné l’administration américaine après que sa chanson « Blow » a été utilisée dans une vidéo TikTok de la Maison-Blanche. La vidéo, diffusée en février, associe la musique de Kesha à des images d’avions bombardiers et
Une utilisation non autorisée de la musique de Kesha sur TikTok
La chanteuse Kesha a vivement condamné l’administration américaine après que sa chanson « Blow » a été utilisée dans une vidéo TikTok de la Maison-Blanche. La vidéo, diffusée en février, associe la musique de Kesha à des images d’avions bombardiers et de frappes militaires, accompagnée du mot « Lethality » et de symboles évoquant la violence. La chanteuse a expliqué sur ses réseaux sociaux que cette utilisation de sa musique pour inciter à la violence et faire la promotion d’une campagne belliqueuse est dégoûtante et inhumaine, soulignant qu’elle n’approuve pas la récupération de ses œuvres à des fins de propagande.
Cette polémique s’inscrit dans un contexte où plusieurs artistes ont dénoncé l’usage non autorisé de leur musique par l’administration Trump, notamment pour des contenus de campagne ou de propagande en ligne. La semaine précédente, Radiohead avait également exigé le retrait d’une de leurs chansons utilisée par le service de l’immigration américain (ICE).
Contexte politique et réaction de Kesha
Le clip de la Maison-Blanche, déjà critiqué, montre la chanson de Kesha à un moment où un avion largue une bombe sur un navire, renforçant la dimension belliqueuse et controversée. La chanteuse a commenté qu’utiliser la guerre comme un enjeu léger est dégoûtant et a appelé à l’amour et au respect de la vie humaine en ces temps difficiles. Elle a aussi évoqué la transparence absente de l’administration Trump sur la situation internationale, notamment en lien avec la possible implication de Donald Trump dans des dossiers judiciaires liés à Jeffrey Epstein.
Une stratégie de récupération musicale polémique
Ce cas s’ajoute à une série d’incidents où la Maison-Blanche aurait délibérément choisi des morceaux d’artistes susceptibles de contester leur appropriation. Malgré les protestations publiques, le manque de protections juridiques en ligne limite souvent la capacité des artistes à faire supprimer ces contenus. La condamnation de Kesha illustre la colère croissante dans le monde artistique face à cette utilisation abusive de la musique dans un contexte politique tendu, notamment durant une période où la guerre et la polarisation sociale occupent le devant de la scène.