L’Albanie innove avec une ministre virtuelle générée par intelligence artificielle pour lutter contre la corruption
Une ministre d’un nouveau genre en Albanie Une première en Albanie : le gouvernement a nommé une femme entièrement générée par intelligence artificielle, nommée Diella, à un poste stratégique dédié aux marchés publics. Lors de sa première intervention devant le Parlement, la ministre virtuelle a demandé aux députés de l’évaluer
Une ministre d’un nouveau genre en Albanie
Une première en Albanie : le gouvernement a nommé une femme entièrement générée par intelligence artificielle, nommée Diella, à un poste stratégique dédié aux marchés publics. Lors de sa première intervention devant le Parlement, la ministre virtuelle a demandé aux députés de l’évaluer en fonction de ses actions et non de son origine, vêtue d’un costume traditionnel. Son rôle principal est d’endiguer la corruption qui sévit dans le pays depuis plusieurs années.
Une approche innovante pour la lutte contre la corruption
Diella est conçue pour être infaillible face à la corruption, refusant systématiquement les pots-de-vin. Elle est également dénuée de vacances, comme le précise le Premier ministre albanais, qui espère faire de l’Albanie un pays où les appels d’offres publics sont 100 % incorruptibles. Le pays, classé 80e sur 180 par Transparency International, tente ainsi de redorer son image face à la corruption endémique, illustrée notamment par la détention préventive du maire de Tirana pour des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent.
Les contestations et ambitions à long terme
L’opposition s’insurge face à cette initiative. Sali Berisha, chef de l’opposition, s’interroge sur la capacité de Diella à réellement contrôler la corruption et dénonce une opération de communication. Cependant, le Premier ministre voit dans cette nomination une démarche stratégique à long terme pour améliorer l’image du pays, notamment dans l’optique de rejoindre l’Union européenne en 2030.