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Meta face aux critiques : restrictions sur ses lunettes connectées

Meta fait face à une montée des critiques concernant ses lunettes connectées. Les inquiétudes se concentrent sur la vie privée et la sécurité des données.

Publié le 2 min de lecture
Meta face aux critiques : restrictions sur ses lunettes connectées — photo Isis Pimentel

Contexte des lunettes connectées de Meta

Depuis leur lancement en 2021, les lunettes connectées Ray-Ban Meta ont séduit le marché, avec plus de sept millions de paires vendues en 2025. Cependant, cette technologie s'expose à de nombreuses critiques.

Les critiques croissantes en Europe

Une plainte pénale a été déposée par l'organisation allemande HateAid pour interdire la vente des lunettes en Allemagne, invoquant des infractions aux lois sur la protection des données. Les préoccupations sont accentuées par des sondages indiquant que 67 % des Français craignent pour leur vie privée avec ces dispositifs. En parallèle, la CNIL a lancé un plan d'action en mai 2026 pour encadrer l'utilisation des lunettes connectées.

Mesures de sécurité mises en place

Pour tenter de répondre aux critiques, Meta a mis en place des restrictions, comme désactiver la caméra si le voyant lumineux est masqué durant l'enregistrement. De plus, une mise à jour précédente avait déjà introduit cette désactivation si une altération de la LED était détectée. Malgré ces mesures, de nombreux utilisateurs continuent à contourner ces protections.

L'impact sur des institutions

L’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a récemment interdit l'utilisation des Ray-Ban Meta, assimilant ces lunettes à des caméras-piétons non homologuées, du fait du risque de capturer des données sensibles lors d'opérations. De plus, les cinémas britanniques envisagent d'interdire ces lunettes en raison des inquiétudes liées à la confidentialité et aux violations de droits d'auteur, constatant que 90 % des copies illégales de films proviennent de salles de cinéma.

Les enjeux socio-éthiques

Les lunettes de Meta soulèvent des questions plus larges sur la surveillance et le consentement, notamment dans un contexte où 32 % des femmes en Allemagne ont rapporté des faits de harcèlement sexuel. Meta défend cependant ces lunettes, affirmant que limiter leur utilisation constituerait un « énorme retour en arrière » pour les utilisateurs, en particulier pour ceux ayant des besoins spécifiques tels que l'accessibilité.