Netflix obtient gain de cause face à la justice sud-africaine pour le documentaire sur Thabo Bester
Netflix et la diffusion du documentaire sur Thabo Bester Le géant du streaming Netflix a reçu une victoire judiciaire en Afrique du Sud, permettant la diffusion de son documentaire très attendu sur Thabo Bester, le « violeur de Facebook ». La Haute Cour de Pretoria a rejeté la demande d’interdiction
Netflix et la diffusion du documentaire sur Thabo Bester
Le géant du streaming Netflix a reçu une victoire judiciaire en Afrique du Sud, permettant la diffusion de son documentaire très attendu sur Thabo Bester, le « violeur de Facebook ». La Haute Cour de Pretoria a rejeté la demande d’interdiction formulée par Bester et Nandipha Magudumana, qui s’opposaient à la sortie de cette production. Initialement programmée pour le 12 septembre, cette série en trois parties de 52 minutes avait suscité une requête en procédure d’urgence, invoquant un préjudice potentiel à leur réputation et à l’intégrité du processus judiciaire. Cependant, le tribunal a statué que « aucun juge ne serait influencé par un documentaire » et a rejeté leur demande. Le documentaire, réalisé par Anthony Molyneaux, revient notamment sur l’évasion de Thabo Bester, condamné en 2012 pour meurtre et viol, et surnommé le « violeur de Facebook » pour ses manipulations sur les réseaux sociaux. Alors qu’il purgeait une peine à perpétuité en Afrique du Sud, Bester a disparu, puis a été retrouvé en Tanzanie en compagnie de Nandipha Magudumana, dans un contexte de cavale notable. La plateforme Netflix aura donc l’autorisation de diffuser cette enquête, qui soulève des questions sur la liberté d’expression et la protection de la vie privée, tout en alimentant le débat en Afrique du Sud et au-delà.
Contexte et enjeux juridiques
Le documentaire « Beauty and the Bester », également connu sous le nom de « Dans les filets du violeur de Facebook », met en lumière l’histoire criminelle de Bester, mais aussi la possible implication de Nandipha Magudumana dans son évasion. Bester, qui a été déclaré mort suite à un incendie dans sa cellule, a contesté la diffusion de ce film, arguant qu’il comporterait des allégations de nature criminelle sans son droit de réponse. La justice sud-africaine a toutefois estimé que la diffusion ne porterait pas atteinte à leur droit à un procès équitable. La bataille judiciaire, qui a débuté avec une précédente tentative d’interdiction concernant une autre série, « Tracking Thabo Bester », sur la plateforme Showmax, s’inscrit dans les enjeux plus larges de liberté de presse et de respect de la vie privée. Le cas illustre aussi la possibilité pour des figures criminelles de tenter de faire taire des révélations via des moyens judiciaires, mais sans succès cette fois.