Nanoblog
Infos

Plongée dans l’Intelligence Artificielle : Une Exploration Artistique au Musée du Jeu de Paume

Découvrir l’IA au Musée du Jeu de Paume Le musée du Jeu de Paume à Paris invite le public à explorer les facettes parfois cachées de l’intelligence artificielle (IA) à travers sa nouvelle exposition intitulée Le monde selon l’IA, qui se poursuivra jusqu’en septembre. À l’aide d’une cinquantaine d’œuvres artistiques,

FL Publié le 2 min de lecture
2025 07 06t065758 7830200

Découvrir l’IA au Musée du Jeu de Paume

Le musée du Jeu de Paume à Paris invite le public à explorer les facettes parfois cachées de l’intelligence artificielle (IA) à travers sa nouvelle exposition intitulée Le monde selon l’IA, qui se poursuivra jusqu’en septembre. À l’aide d’une cinquantaine d’œuvres artistiques, cette exposition soulève des questions sur les implications sociales, politiques et environnementales de cette technologie, en particulier depuis l’essor de l’IA générative avec des outils comme ChatGPT en 2022.

Une approche critique vers l’impact environnemental

Commissaire de l’exposition, le chercheur Antomio Somaini souligne la nécessité de déconstruire l’idée d’une IA immatérielle. Grâce à des œuvres telles que celle de Julian Charrière, qui présente des installations évoquant le coût environnemental du numérique, l’exposition révèle les infrastructures lourdes de l’IA, telles que les data centers énergivores. L’artiste utilise par exemple des héliogravures et des sculptures à partir de composants électroniques usés afin de mettre en lumière l’impact environnemental de notre consommation numérique.

La cartographie des idées autour de l’IA

L’exposition inclut aussi des diagrammes fascinants conçus par Kate Crawford et Vladan Joler, retraçant l’évolution des idées et des technologies menant à l’IA moderne, depuis la Renaissance jusqu’à nos jours. En explorant les courants de pensée sous-jacents ainsi que les logiques de pouvoir, elle questionne les biais inhérents aux systèmes d’IA.

Les invisibles derrière l’IA

Un autre aspect troublant de l’IA est mis en avant : celui des travailleurs précaires dont les efforts passent souvent inaperçus. Des témoignages poignants recueillis par Hito Steyerl, en particulier ceux de “travailleurs du clic” provenant des camps de réfugiés au Kurdistan, sont intégrés dans une vidéo. Ces individus, sans qui l’IA n’existerait pas, restent pourtant dans l’ombre, témoignant de l’énorme coût humain derrière cette avancée technologique.

L’art à l’ère de l’IA

Le parcours de l’exposition se termine par des réflexions sur les potentialités créatives de l’IA et ses absurdités, à travers l’œuvre Quatrième mémoire de Grégory Chatonsky. Cette installation, nourrie de ses propres documents, interroge les notions de création et d’identité, permettant au visiteur d’apprécier un film en constante évolution tout en réfléchissant sur la notion de présence posthume. De plus, les fameuses “hallucinations” de l’IA – les moments où l’algorithme produit des erreurs – sont également mises en lumière, révélant ainsi des aspects poétiques et inattendus de ces technologies.