TikTok et Instagram : Le dangereux phénomène des brûlures cutanées pour 30 secondes de buzz dénoncé par Yannick Neuder
Une mode virale de brûlures volontaires sur TikTok et Instagram Depuis plusieurs semaines, une tendance inquiétante se développe sur les réseaux sociaux comme TikTok et Instagram. Il s’agit de pratiques où des jeunes se brûlent volontairement la peau pour créer des motifs appelés « sun-tattoos », « burns-lines » ou « tan-lines ». Ces motifs sont
Une mode virale de brûlures volontaires sur TikTok et Instagram
Depuis plusieurs semaines, une tendance inquiétante se développe sur les réseaux sociaux comme TikTok et Instagram. Il s’agit de pratiques où des jeunes se brûlent volontairement la peau pour créer des motifs appelés « sun-tattoos », « burns-lines » ou « tan-lines ». Ces motifs sont souvent réalisés en ne mettant pas de protection solaire sur certaines zones du corps ou en dessinant des formes avec de la crème solaire avant une exposition au soleil.
Cette tendance, mise en avant notamment dans des vidéos anglophones, vise à obtenir des marques de bronzage extrêmement délimitées, presque comme des tatouages éphémères, mais elle comporte de graves risques pour la santé.
Un avertissement officiel du ministre chargé de la Santé
Yannick Neuder, le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, a mis en garde dans une vidéo partagée largement sur les réseaux sociaux : « Votre peau, c’est votre vie, vous n’en avez qu’une, ne la sacrifiez pas pour 30 secondes de buzz ». Il rappelle que cette pratique est très dangereuse et qu’il faut cesser de s’exposer au soleil sans protection, notamment en s’enduissant d’huiles ou de monoï qui ne protègent pas des rayons UV.
Les risques liés à l’exposition aux UV
L’exposition aux rayons ultraviolets (UV) est la cause principale des cancers cutanés. En France, on dénombre entre 141.200 et 243.500 cas de cancers de la peau chaque année, dont une grande majorité résultant d’une exposition excessive aux UV, souligne Santé publique France. Le risque est particulièrement élevé lorsqu’il s’agit de coups de soleil chez les enfants, ce qui augmente considérablement la probabilité de mélanome à l’âge adulte.
Le mythe du bronzage sain
L’Institut national du cancer (INCa) insiste sur le fait qu’il n’existe pas de « bronzage sain ». Le bronzage est en réalité une agression de la peau, une réaction à des dommages causés à l’ADN par les UV, qu’ils soient naturels ou artificiels. Ainsi, une peau bronzée est le signe que des cellules ont subi des lésions.
Face à ce constat, l’utilisation de crème solaire à indice élevé (indice 50) est indispensable, avec une application à renouveler toutes les deux heures. Cependant, même les meilleures crèmes ne protègent pas à 100% des rayons UV.
Mesures de protection indispensables
Le ministre rappelle également que la protection contre le soleil doit être plurielle : porter des vêtements avec un tissage serré ou anti-UV, un chapeau à larges bords, des lunettes de soleil, et éviter de s’exposer aux heures les plus chaudes.
Par ailleurs, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a récemment publié des conseils pour éviter les comportements à risque liés à l’usage des cabines UV, des compléments alimentaires ou des auto-bronzants.
Un appel à la responsabilité
Les autorités sanitaires appellent à ne pas céder à la tentation de ces modes dangereuses pour obtenir une image virale sur TikTok ou Instagram, où la recherche du buzz ne doit pas se faire au détriment de la santé. Yannick Neuder conclut en soulignant l’importance de préserver sa peau qui est essentielle à la vie.
Source : articles de Nice-Matin et Var-Matin