TikTok sous investigation judiciaire en France pour ses effets sur la santé mentale des mineurs
Une enquête préoccupante sur l’algorithme de TikTok Le parquet de Paris a annoncé le 4 novembre 2025 l’ouverture d’une enquête préliminaire sur l’application TikTok, notamment sur son algorithme, qui pourrait influencer négativement la santé mentale des jeunes utilisateurs. Cette démarche fait suite à la saisie du député socialiste Arthur Delaporte,
Une enquête préoccupante sur l’algorithme de TikTok
Le parquet de Paris a annoncé le 4 novembre 2025 l’ouverture d’une enquête préliminaire sur l’application TikTok, notamment sur son algorithme, qui pourrait influencer négativement la santé mentale des jeunes utilisateurs. Cette démarche fait suite à la saisie du député socialiste Arthur Delaporte, qui avait alerté sur les effets psychologiques de la plateforme. Les travaux d’une commission parlementaire avaient montré une modération insuffisante et une facilité d’accès pour les mineurs, avec un risque que l’algorithme pousse les personnes vulnérables vers le suicide.
Les risques identifiés par la justice et les rapporteurs
Selon le communiqué du parquet, l’enquête porte notamment sur le respect de l’obligation de notification des infractions par la plateforme et sur la promotion de contenus pouvant encourager le suicide. Plusieurs rapports ont alimenté cette investigation, parmi lesquels celui du Sénat en 2023, soulignant des risques pour la liberté d’expression et la collecte de données, ainsi que des contenus offensifs. Amnesty International, la même année, avait également alerté sur les risques d’addiction et de passages à l’acte auto-agressifs chez les jeunes.
Une enquête menée par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité
L’enquête, confiée à la BL2C, vise à déterminer si TikTok respecte ses obligations, notamment en ce qui concerne la signalisation des infractions. Les investigations portent aussi sur l’édition de contenus à caractère suicidaire, une problématique sérieuse soulignée par Laure Beccuau, procureure de la République. Cette démarche intervient dans un contexte où de plus en plus de cas liés aux effets néfastes des réseaux sociaux sur les jeunes sont médiatisés, suscitant des questions croissantes sur la nécessité d’encadrer ces plateformes numériques.