WeTransfer et intelligence artificielle : pourquoi vos fichiers servent à entraîner leurs algorithmes sans votre consentement
Un changement de conditions d’utilisation surprenant Depuis le 23 juin 2025, le service de transfert de fichiers volumineux WeTransfer a modifié ses conditions générales d’utilisation (CGU) sans faire beaucoup de bruit. Cette mise à jour permet à la plateforme d’exploiter les fichiers que les utilisateurs transfèrent sur son site afin
Un changement de conditions d’utilisation surprenant
Depuis le 23 juin 2025, le service de transfert de fichiers volumineux WeTransfer a modifié ses conditions générales d’utilisation (CGU) sans faire beaucoup de bruit. Cette mise à jour permet à la plateforme d’exploiter les fichiers que les utilisateurs transfèrent sur son site afin d’entraîner et développer ses modèles d’intelligence artificielle (IA). Ce changement majeur s’est fait sans demander de consentement explicite, sans indemnisation, ni case à cocher, mais simplement par une clause glissée dans les CGU.
Une exploitation des fichiers qui inquiète
Concrètement, cela signifie que toutes les créations déposées sur WeTransfer — qu’il s’agisse d’images, de vidéos, de textes ou de documents PDF — peuvent désormais être utilisées par les intelligences artificielles développées directement par WeTransfer ou par des sous-traitants. Plus inquiétant encore, cette licence d’exploitation est transférable et sous-licenciable, autorisant potentiellement des tiers à utiliser ces données. Ces mesures ont provoqué une vague de critiques, notamment de la part de professionnels préoccupés par la protection des droits d’auteur et la confidentialité des fichiers.
Un bad buzz et un revirement de WeTransfer
Face à la polémique grandissante, le service néerlandais a été contraint de clarifier et revoir ses conditions. WeTransfer a ainsi précisé que cette exploitation des fichiers s’appliquait uniquement aux outils de modération du site, et non à l’intégralité des documents transférés. Ce recul montre la sensibilité du sujet lié à la collecte de données personnelles et à leur usage dans le cadre de l’intelligence artificielle.
Un exemple des défis éthiques autour de l’utilisation des données
Ce cas met en lumière les défis éthiques liés à l’utilisation des données personnelles et créatives pour entraîner des algorithmes d’intelligence artificielle. Sans transparence claire ni consentement éclairé, ces pratiques risquent de porter atteinte aux droits des utilisateurs et à la propriété intellectuelle. L’affaire WeTransfer rappelle ainsi la nécessité d’une régulation stricte et d’une information transparente des utilisateurs dans l’univers numérique en pleine mutation.
Sources : La République des Pyrénées, article de Maxime Lacaze, publié le 26 juillet 2025.