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Réglementation des mineurs sur Instagram : l'Europe suit l'exemple américain

La Commission européenne se tourne vers Meta, le propriétaire d'Instagram et Facebook, pour imposer des règles strictes concernant l'utilisation de ses applications par les mineurs. Ces mesures visent à limiter l'usage à deux heures par jour, suivant l'exemple d'un accord récemment conclu aux États-Unis.

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Réglementation des mineurs sur Instagram : l'Europe suit l'exemple américain — photo cottonbro studio

Bruxelles s'attaque à l'addiction des adolescents

Alors que la question de l'addiction des jeunes aux réseaux sociaux devient de plus en plus préoccupante, une coalition de 50 eurodéputés a envoyé une lettre à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour demander « une action immédiate » contre Meta. Ces élus signalent que les adolescents européens ne devraient pas être exposés à des pratiques jugées addictives, et rappellent que « les enfants européens ne valent pas moins que les enfants américains ».

Un accord avec les États-Unis

Aux États-Unis, Meta a récemment conclu un accord avec 52 procureurs généraux représentant 47 États, en réponse à des accusations selon lesquelles la société aurait délibérément conçu ses applications pour rendre les jeunes utilisateurs accros, au détriment de leur bien-être mental. Cet accord, conclu le 26 août 2023, oblige Meta à payer 16,68 milliards de dollars et à limiter l'utilisation de ses applications à deux heures par jour pour les mineurs. Les adolescents ne pourront également pas accéder à ces plateformes durant la nuit.

Des règles similaires pour l'Europe

Suite à ces mesures aux États-Unis, la Commission européenne a contacté Meta le 27 août 2026 pour demander l'implémentation de règles similaires en Europe. Ces nouvelles règles visent à réduire le temps passé sur les réseaux sociaux par les adolescents et à supprimer certaines fonctions considérées comme addictives, telles que le défilement infini et les compteurs de likes.

Les défis rencontrés par la législation française

Cette demande de la Commission européenne intervient dans un contexte où le Conseil constitutionnel français a rejeté, durant l'été 2026, l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. De plus, Bruxelles appelle Meta à ajuster ses fonctions de contrôle parental pour mieux protéger les jeunes utilisateurs. Cela souligne une préoccupation croissante du public et des gouvernements quant à la manière dont les jeunes interagissent avec les réseaux sociaux.

Une préoccupation croissante pour l'avenir

Les inquiétudes concernant la santé mentale des adolescents et le temps qu'ils passent sur les plateformes sociales ne se limitent pas à l'Union européenne ; elles prennent de l'ampleur aux États-Unis également. Les responsables politiques des deux territoires commencent à reconnaître la nécessité d'une réglementation stricte pour garantir la sécurité des jeunes utilisateurs des réseaux sociaux.